26 juillet 2005
Bye bye, Petit Koala
Retour à la case départ. Enfin presque. Après 5 semaines et 1 jour de cohabitation, me revoilà célibataire. Ca y est, le Chaton est dans l'avion, à moi la belle vie !!!
Evidemment, il me laisse le soin de m'occuper du Chatounot jusqu'à ce qu'on soit réuni, ce qui veut dire que non, je ne vais pas pouvoir reprendre totalement le rythme de la vie hongkongaise. Tant pis. Pas de folle "farewell party" bien arrosée et jusqu'à pas d'heure pour moi. Ce qui veut dire que je serai "obligée" de revenir à Hong Kong pour la fêter plus tard.
Donc le Chaton, visa en poche, est partie en ce mardi midi, après quelques dernières recommandations quant à l'emballage de mes dernières affaires. Tout jeter. Ne garder que l'essentiel. Et encore. Je m'amuserai à faire un petit bilan en partant pour savoir à combien de paquets se résument mes 4 et quelques années de vie à Hong Kong (plus les quelques 30 années précédentes en France).
Et j'imagine la tête de Petit Chaton le jour où il faudra déménager mes parents (quelques outils du grand-père ou de l'arrière-grand-père trainent toujours à droite et à gauche, on a un goût très prononcé pour la conservation de tout ce qui peut être un jour utile dans la famille).
Si la demande de visa de Petit Chaton, c'est maintenant du passé, la mienne est toujours d'actualité. Quelques examens médicaux supplémentaires. Je ne sais pas comment se passent les demandes de visa pour la France, mais en tout cas l'Australie, c'est bien plus rigide que Hong Kong !!!
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22 juillet 2005
Quelques conseils pratiques pour affronter la pluie sous les tropiques
Choix des vêtements :
- Un pantalon très court, une jupe, ou encore mieux un short. Ou un pantalon qu'on peut raccourcir aux genous avec des revers. De préférence dans un tissu qui sèche très vite. Parce que quoi qu'il arrive, vous allez marcher dans des flaques de 5 à 10 cm de profondeur.
- Un petit haut à manche courte. Très important les manches, le bout des baleines de parapluie laissent des traces de griffure très nettes et douloureuses sur les épaules.
- Des chaussures étanches. Mettre les petits escarpins dans un petit sac plastique, se rendre au bureau en tong (les bottes en plastique sont très efficaces aussi, mais
mettent plus de temps à sécher et risquent d'être encore humides le soir), et changer de tenue dans l'ascenseur.
Choix du parapluie :
- Si vous optez pour un parcours avec larges trottoirs et peu de passants, choisir un parapluie bien large (celui du Hyatt Regency laissé par mon patron est parfait). Ca permet de garder les deux épaules au sec.
- Si votre chemin est plus encombré, s'armer d'un parapluie plus compact, et l'agripper des deux mains (prévoir un sac à dos pour mettre le sac plastique avec les chaussures). Je dis bien "s'armer". Parce que la lutte entre parapluies risque d'être difficile, et quelques yeux vont sans doute être perdus en cette journée pluvieuse.
Détail important :
N'oubliez pas d'OUVRIR le parapluie quand vous êtes à l'extérieur. Je sais, je l'ai déjà raconté, mais je n'oublierai jamais l'embarras du type qui se promenait tout guilleret sous une pluie battante quand il s'est aperçu que le parapluie qu'il tenait fièrement était fermé.
Vous pouvez sur la route du bureau découvrir quelques nouvelles merveilles de la nature. Un lac là où il n'y avait la veille qu'un triste trottoir. Une rivière à la place du morne caniveau. J'ai eu droit ce matin à une très jolie cascade à l'extérieur du Kowloon Park. Dommage que je n'avais pas l'appareil-photo.
Bref, pourvu que la pluie dure tout le week-end, ça me fera une bonne excuse pour aller avec Petit Chaton visiter (une fois de plus) le Art Museum, et peut-être même le Science Museum.
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21 juillet 2005
J'emballe, tu emballes, il emballe ...
Faire des paquets. Trier. Décider de ce qui partira à Manille. A Sydney (si tant est qu'on y aille). Photographier ce que je souhaite vendre et passer une annonce. Mettre de côté les plantes pour Alexia. Donner à ma femme de ménage ce que je ne peux pas emporter, pas vendre, mais qui peut être utile quand même (je ne sais pas si j'arriverai à m'y faire un jour, je suis toujours surprise et un peu gauche quand elle me saute dans les bras pour me remercier - surtout qu'elle fait une tête de moins que moi, que sa tête arrive au niveau de ma maintenant opulente poitrine, et que je la soupçonne d'avoir des tendances homosexuelles depuis qu'elle m'envoie des messages pour me souhaiter la Saint Valentin). Jeter, parfois dans la douleur. Et se demander quoi faire de tout le reste.
C'est la troisième fois que je pars avec comme objectif d'en emporter le moins possible.
Quand je suis partie de France pour ma jolie ville de Suzhou, en Chine. Un appartement plein à réduire à quelques valises. Distribution des meubles à mes soeurs et mes parents. Entrepôsage de tout le reste chez mes parents, dans des malles, cartons, caisses plastiques etc ... Et tout ça attend mon retour depuis presque 5 ans (l'idée, c'était de partir pour un an en Chine et revenir). Ma mère a finalement compris que je ne comptais pas revenir avant fort longtemps, et a commencé la distribution à qui veut bien (le linge de maison chez l'une des soeurs, la vaisselle chez l'autre, l'électro-ménager chez une troisième ...). J'attends que ma vie soit un peu moins mouvementée pour faire envoyer les malles de livres dans mon chez-moi définitif (si seulement je savais où et quand ...). Entre parenthèse (et sans regret, c'est la vie), une petite fortune qui s'envole.
La deuxième fois, quand je suis partie de Suzhou pour Hong Kong. Fort heureusement, j'habitais alors dans un appartement meublé. Et j'avais très peu investi dans la vaisselle, les bibelots et autres. Je m'en suis finalement bien sortie. Je suis arrivée à l'aéroport de Shanghai avec une trentaine de kilos en trop par rapport à ce qui m'était autorisé. L'hôtesse à l'enregistrement m'a gentiment fait grâce d'une dizaine de kilos, m'a demandé de payer une autre dizaine (une fortune), et j'ai empaqueté la dizaine restante dans des sacs plastiques trouvés sur place, le dernier must en matière de bagage à mains. Je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre les remarques des autres voyageurs "mais pourquoi a-t-elle droit à autant de bagages à mains, alors qu'on nous a refusé d'en prendre plus qu'un ?". Bande de jaloux.
Et puis maintenant donc, quatre ans de vie à Hong Kong à résumer à quelques cartons. Il semble que le Petit Chaton soit très peu sentimental, et je le vois se poser beaucoup de questions sur la nécessité pour moi de conserver tous ces livres, toutes ces babioles qui encombrent les cartons. J'ai définitivement fait une croix sur la possibilité d'avoir un chez-moi en Australie. Ca coûte moins cher d'expédier à Manille, donc la majorité des choses partent là-bas. Seul l'indispensable (c'est-à-dire les vêtements) aura droit d'asile en Australie. Et les photos, évidemment, parce que je ne vois pas comment Chatounot pourra faire connaissance avec sa famille française s'il ne peut même pas la voir en images. Je me prépare donc pour un an (deux ans ?) de vie comme au camping, dans les meubles des autres, et avec le strict nécessaire pour vivre. Et Petit Chaton de se demander à quels sacrifices je suis prête pour lui ...
13:30 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20 juillet 2005
La France vue d'ailleurs
Je crois que ça va devenir un sujet récurrent ici. Les Français de France manquent parfois d'un peu de recul pour voir les problèmes et essayer de les résoudre. Et ils acceptent difficilement les remarques des étrangers, ou même des Français de l'étranger à ce sujet (cf un article d'Alexia et les commentaires qu'elle a reçus).
Je ne peux qu'être d'accord à la lecture de cet article du International Herald Tribune. Et ça fait mal.
Désolée, l'article est en anglais. Pour un très court condensé en français, voici un extrait d'un article de Philippe Randrianarimanana dans Courrier International (et le lien pour lire l'article dans sa totalité)
"Si malaise français il y a, pour l'International Herald Tribune, "ce qui est en cause ce n'est pas le peuple, qui reste véritablement exceptionnel dans sa beauté, son style et son ingéniosité. Il est plutôt question d'une caste dirigeante, qui vit en vase clos, déconnecté, craignant tellement de reconnaître qu'elle doit changer qu'elle en devient autiste". "
15:30 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Bilan aux 2/3 du parcours
Ou ce qui m'a le plus marqué sur les premiers mois
- 8 kilos de pris entre la première et la dernière visite chez le médecin (c'est-à-dire en 5 mois).
- 12 cm de tour de taille en plus.
- Des ongles qui poussent à une vitesse record.
- Le regard de Petit Chaton quand il a senti Chatounot bouger pour la première fois. Inoubliable.
- Les calins d'Alexia à mon gros bidon. C'est curieux comme un gros ventre attire plus les mains qu'un ventre plat. Tout le monde semble attiré par lui.
- Les sautes d'humeur et l'hypersensibilité.
- La tête dans les toilettes les premiers mois.
- Les lueurs de détresse dans les yeux de Petit Chaton lors de la première séance achat pour bébé. Mais qu'est-ce qu'on va lui mettre sur les fesses à ce bébé ? Et son soulagement lorsque la vendeuse lui a tendu la liste des "indispensables".
- Les questions cons (tu sais qui est le père ?)
- Les difficultés à cacher mon état les premiers mois, lorsque je voulais encore garder le secret (mais pourquoi t'es toujours fatiguée ? T'es malade ? Tu déprimes ? Tu devrais aller voir un médecin !).
- Les deux heures d'attente vendredi dernier pour quelques comprimés de vitamine. L'avantage d'aller dans un hôpital public, c'est que c'est quasiment gratuit (quelques centaines de dollars, à comparer aux dizaines de milliers de dollars dans le privé). L'inconvénient, c'est qu'il faut faire la queue. L'avantage d'avoir un copain chirurgien, c'est qu'il peut arranger gratuitement un suivi avec un spécialiste qui ne consulte normalement que dans le privé. L'inconvénient, c'est que ça n'empêche pas la file d'attente à la pharmacie de l'hôpital pour toute prescription de médicaments (heureusement que ma grossesse se passe bien, et que j'en suis à seulement 3 prescriptions depuis le début - des vitamines à chaque fois).
- Pour la première fois vendredi, on m'a laissé une place assise dans le métro !!! Faut croire que mon ventre a bien poussé.
- Plus d'alcool, beaucoup moins de sorties, ma vie ressemble à un désert (hi hi hi)
- Le système de santé à Hong Kong est vraiment performant. Dommage que je doive aller accoucher ailleurs.
- La hantise des escaliers, et le souffle court au bout de 4 marches. Vraiment difficile (vivent les ascenseurs et les escalators !!!)
- Malgré la châleur et les kilos supplémentaires, la Mylène enceinte marche toujours plus vite que 90% des Hongkongais.
14:50 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19 juillet 2005
Mon futur chez-moi
Y a des notes que je n'arrive pas à faire. Plein de choses à dire, mais ça ne sort pas comme je le voudrais. Et c'est notamment le cas pour mon week-end à Manille. Je pourrais en faire des paragraphes (trop long à lire), ou résumer ça à quelques mots (c'était bien). Pas évident de rester dans un juste milieu.
Alors en vrac et dans le désordre :
- Manille : pas aussi mauvais que ce qu'on a pu me raconter.
Evidemment, Petit Chaton m'a surtout montré les belles parties de la ville, le quartier de Makati et un peu la vieille ville d'Intramuros. Des centres commerciaux qui n'ont rien à envier à ceux de Hong Kong (sauf que les prix sont raisonnables). Des cinémas plus confortables que ceux de Hong Kong (enfin de l'espace pour étaler les jambes, un écran à plus de 2 mètres de la première rangée, des places qui ne coûtent pas le prix d'un voyage aller-retour pour le bout du monde - okay, j'exagère ...). De la verdure, de l'air. Des rues propres.
Evidemment, on n'est pas sorti jusqu'à pas d'heure le soir, à trainer de bar en bar pour se rendre compte de l'atmosphère (et du prix des filles - et des garçons - comme on avait pu le faire avec Alexia lors de notre week-end à Bangkok).
J'ai donc bien conscience que l'image que j'ai de Manille est très loin de la réalité.
Mais si d'un autre côté, ça me rassure sur le fait de passer le reste de ma vie là-bas, je dis tant mieux.
- La famille de Petit Chaton : tous très gentils, ses parents sont mignons comme tout, son frère numéro 1 est un bon débrouillard toujours plein de ressources (comme arriver à visiter les parties interdites d'accès au public dans le parc je ne sais plus quoi à Intramuros), son frère numéro 2 est un grand timide (j'ai à peine entendu le son de sa voix). Pas pu faire la connaissance de Soeur aînée (qui vit aux Etats-Unis).
Lolo est très fier de sa réussite professionnelle, de l'éducation qu'il a pu donner à ses enfants. Dommage qu'un cancer l'ait affaibli au point qu'il peut à peine marcher.
Lola, décrite comme timide par Petit Chaton, n'a pas arrêté de me poser des questions et de répondre aux miennes, semble coquette et coquine. Seul point négatif (hormis son fort accent vietnamien qui m'empêche par moment de la comprendre) : elle veut absolument que je travaille à Sydney. Grrrrrrrrr... Qu'est-ce que c'est que ces "femmes au foyer" qui veulent m'envoyer au boulot (ma mère a la même réaction !!!). Elle est tout à fait prête à élever Chatounot pour moi pendant que je gagne ma vie. (c'est décidé, si le destin veut que nous ayons plusieurs enfants, on garde les 3 premiers, et les suivants, on les donne à Lola).
Le séjour était trop court, j'aurais aimé passer plus de temps avec eux, découvrir leur histoire, les petits secrets, pour pouvoir raconter à Chatounot plus tard l'histoire de sa famille.
- Les Philippines : le passage en douane à Manille, malgré quelques dizaines de minute d'attente, est beaucoup mieux organisé que celui à Paris (vive la France !!!). Les Philippins sont beaux. C'est un pays riche historiquement, comme je les aime (colonie espagnole, puis colonie américaine - la seule si mes informations sont bonnes, avant de devenir un pays indépendant). De beaux musées (enfin au moins un beau musée, le musée Alaya). Du soleil. Des plages.
Que demander de plus ? Bon okay, une situation politique plus stable, moins de corruption, moins de scandales, moins de présence de l'église, plus de travail ...
- Le Peninsula Manille : peut-être pas aussi classieux que son homonyme à Hong Kong, mais très bien. Sauf la partie douche. J'ai un problème, je suis maniaque, ça fait 10 ans que je vends des douchettes et autres flexibles, et je ne supporte pas les tuyaux qui fuient ou les douchettes aux embouts bouchés. C'est en général la première chose que je regarde dans un hôtel ou chez les amis. Alors quand dans un hôtel 4 étoiles, j'ai droit au tuyau de douche qui dégouline et à un thermostat défaillant (10 minutes d'attente pour avoir de l'eau chaude), ça me fait vraiment mal.
- La cuisine : non, je n'ai pas goûté au balut (un oeuf avec un embryon de caneton, cuit, et à déguster tel quel). J'ai en fait assez peu goûté à la cuisine locale, dans l'avion (ce qui n'est pas vraiment représentatif), et un soir seulement. Petit Chaton sait combien je suis difficile quant on vient à la nourriture, et a préféré m'emmener dans la crêperie d'inspiration bretonne locale. Mais ce que j'ai essayé m'a laissée sur une bonne impression. Ouf, je vais pouvoir survivre à Manille.
- La sécurité : contrôle des sacs avant d'entrer dans tous les centres commerciaux, cinémas etc ... Ca rigole pas.
Bref, j'attends impatiemment que Chatounot quitte sa résidence temporaire pour pouvoir revenir à Manille. Vivement la prochaine visite !!!
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18 juillet 2005
Week-end à Manille
18:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
A tous les enfants-soldats
Je suis pas du genre très émotive, mais là, pas pu m'empêcher. On va dire que c'est les hormones de grossesse, mais en fait, je ne le pense pas.
Comme il fait très chaud à Hong Kong (34 - 35°, quasiment pareil de jour comme de nuit - 90% d'humidité), on cherche par tous les moyens à rester à l'air frais. Surtout moi, qui (une fois de plus à cause de la grossesse) enfle à en exploser à la châleur.
Pas trop envie d'aller me faire cramer au soleil, j'ai un peu peur du masque de grossesse, et puis j'ai déjà suffisamment de mal à trouver une position pour dormir, si en plus je ne peux plus rester sur le dos ou sur le côté pour cause de coup de soleil, je vais craquer. J'ai fait une croix sur les après-midi à la piscine cette année, d'où mon teint palot digne d'une asiatique qui se surveille (le marché des cosmétiques blanchissants est très florissant à Hong Kong, comme dans le reste de l'Asie).
Pas trop envie de faire du shopping, les vêtements de grossesse coûtent trop chers ici (c'est bien meilleur marché et avec des modèles plus sympas à Manille, je recommande un petit voyage shopping là-bas en début de grossesse), je n'ai pas trop envie d'investir dans du 46 ou du 48, et puis on n'a pas trop d'argent non plus (je suis chargée de famille maintenant, Petit Chaton ne travaille plus depuis le 1er juillet et est homme à la maison jusqu'à l'obtention du visa pour l'Australie).
Pas trop envie de rester à la maison, on a vite fait le tour, même pas possible de regarder un DVD : le lecteur est parti à Manille samedi après-midi, deux cartons bien remplis avec livres, CD, DVD etc ...
Le week-end dernier, ça a été musée, cette semaine, on a décidé de faire différent.
Alors samedi matin, ça a été cabinet médical, pour une longue visite obligatoire pour la demande de visa. Prise de sang, visite médicale, vérification de la vue, de l'ouie, et radio des poumons pour Petit Chaton (j'ai été exempté sur ce coup-là, merci Chatounot). Ils sont beaucoup moins regardants pour le visa pour Hong Kong.
Et dimanche après-midi, ça a été cinéma. Voces inocentes (Innocent Voices). Un film de Luis Mandoki sur la guerre civile au Salvador dans les années 80. Basé sur une histoire vraie, le film raconte la guérilla vue au travers des yeux d'un enfant de 11 ans, sa dernière année d'enfance (l'armée recrutait les enfants à partir de 12 ans).
Même si la vision est très partiale (les gentils sont les rebelles, les méchants sont les soldats de l'armée, soutenue par les très méchants Américains, alors que les massacres commis par les rebelles sont sans doute aussi nombreux et atroces que ceux commis par l'armée régulière), le film est très touchant, les acteurs sont excellents, l'histoire est bien racontée, et j'étais vraiment prise aux tripes par l'histoire de ce petit garçon (pendant que lui vivait les atrocités de la guerre, je menais ma petite vie tranquille dans mon village briard - ça a eu le même effet sur moi que la visite au Cambodge, dans les camps de la mort de Phnom Penh).
Résultat, à la sortie du film, au moment où Petit Chaton me demande si j'ai aimé, impossible de lui répondre, les larmes aux yeux, la gorge serrée.
On se rend rarement compte de la chance qu'on a.
Je suis finalement bien contente que Chatounot ait aussi la nationalité française. Si le pire devait arriver aux Philippines, au moins il a une chance de pouvoir partir. Me reste plus qu'à marrier le Petit Chaton et lui obtenir la nationalité française aussi.
Sinon, petit flashback sur la soirée du 14 juillet. Et une petite mise au point : la soirée n'est pas (ou au moins pas entièrement) offerte par le consulat, mais par tout un tas de sponsors dont je ne me souviens plus le nom (à part Délifrance et Citroën, qui vient d'ouvrir à Hong Kong). Ce ne sont donc pas les malheureux contribuables français qui payent pour nous (et je ferai remarquer que oui, moi aussi je paye des impôts en France, sur mes revenus français, tous les expatriés ne sont pas "à la charge" des pauvres petits Français).
Apparemment le champagne fut bon et abondant, tout comme le vin (si j'en crois les gueules de bois du vendredi matin). Le jus d'orange était très bon et en abondance aussi, merci.
La queue au buffet était comme d'habitude décourageante. Faut vraiment avoir faim et apprécier les petits fours, cochonailles et fromages pour supporter ça. Très bon aussi.
Et puis c'était plein de Français évidemment, Petit Chaton m'a avoué ne jamais avoir vu autant de Français de sa vie. Il était aussi étonné du nombre de couples mixtes et d'enfants mixtes évidemment. Je sentais dans son regard sur chacun d'eux qu'il se posait LA question à laquelle on n'aura pas de réponse avant quelques mois : "est-ce que Chatounot va être comme ça ?"
Le 14 juillet, c'est l'occasion de revoir les potes qu'on a perdus de vue (surtout quand on arrête de sortir pour cause de grossesse ...), et aussi de rencontrer de nouvelles têtes : les blogueurs français de Hong Kong. Très sympas.
On est parti assez tôt, rester debout pendant des heures, ça fatigue. Surtout quand on a une Alexia accrochée au ventre la moitié du temps, en train de faire des bisous et des calins au Chatounot. Mais pourquoi suis-je la seule à ne pas pouvoir le caliner ?
Je croise les doigts pour que mon prochain 14 juillet se passe à Sydney, l'attente pour ce visa commence à être longue, et j'aimerais bien savoir enfin dans quelle ville je vais accoucher !!!
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11 juillet 2005
Un chaton dans un bocal



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Je suis française ?
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