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31 décembre 2006

2006 et moi

C'est l'heure des bilans, alors en quelques mots, ce qu'on retiendra de l'année 2006
 
Janvier : bras cassé
Février : Belle-maman à demeure
Mars : Rééduc à gogo
Avril : Enfin tous les trois
Mai : Visite à Hong Kong, visite en France
Juin : France toujours, puis back home !!!
Juillet : Un neveu avec nous, visites à gogo dans Sydney
Août : Déménagement
Septembre : Ouf, du calme, on reprend notre rythme. Et Antoine marche !!!
Octobre : Antoine fête une année de présence parmi nous en compagnie des wallabies
Novembre : Lolo nous quitte et Antoine découvre le reste de sa famille
Décembre : Calme, calme, calme, Antoine fête son premier vrai Noël en ouvrant avec plaisir ses cadeaux
 
Et la raison pour laquelle 2006 ne restera pas dans les annales comme une très bonne année : ajoutez 2 mois de belle-mère, 1 semaine à Hong Kong, 3 semaines en France à vivre dans la famille, 1 mois de neveu, 2 semaines aux Philippines dans la famille à nouveau, un bébé au sommeil léger et trop court et un boulot très prenant, et vous obtenez ... de très regrettables économies en boîtes de préservatif.
Allez, souhaitons que l'année 2007 nous soit plus favorable.
 
Meilleurs voeux à tous de la famille Chaton !!!

30 décembre 2006

Futur champion olympique ?

Ca serait bien, parce que je crois que les Philippins n'en ont pas beaucoup.

 

 

27 décembre 2006

Dernier Noël à Sydney

Si tout va bien, et qu'on déménage finalement comme prévu cet hiver (ou plutôt cet été, ça dépend d'où on regarde).

Comme l'année dernière on était tous les trois tous seuls, avec un Chatounot un peu plus actif cependant, qui a participé à l'ouverture des cadeaux, et a été ravi de tous ses présents !!! Père Noël avait longuement réfléchi à la question et il semble avoir fait les bons choix (bon en fait, tout s'est décidé en moins d'un mois, à notre retour de Manille, et on s'en sort plutôt bien sans avoir trop couru les magasins).

Petit problème : la console Leappad ne fonctionne pas avec notre lecteur de DVD, c'est un peu la cata (l'avantage, c'est qu'Antoine ne s'en rend pas compte du tout, et que ça ne l'empêche pas de jouer avec les boutons). On hésite entre acheter un nouveau lecteur (en fait, j'en ai déjà acheté un autre ce matin même, qui lui non plus ne fonctionne pas), ou rendre le jeu. Un peu frustrant quand même ...

On a fait un simili repas de Noël avec J., une compatriote de Chaton, infirmière dans le même hôpital que lui, tout comme l'année dernière d'ailleurs. Sauf que l'année dernière, son mari et sa belle-fille étaient là eux aussi. Et que cette année, le mari passe Noël aux Philippines où il est "obligé" de passer une (ou deux, je ne sais plus) année.
Et oui, ce charmant couple a adopté le fils de la soeur de J. il y a 3 ans. Et pour que le bambin (enfin si on veut, il a quand même déjà 12 ans) puisse venir en Australie, le mari de J. est dans l'obligation de passer un certain temps avec lui dans son pays d'origine (je sais, c'est un peu confus, il faudrait que je me fasse reconfirmer les détails par Chaton).

Donc bref, après ce dîner, je me dis que certaines personnes aiment bien les challenges. Cette jeune femme (à quelques années près mon âge) est mariée avec un homme qui pourrait être son père (une bonne soixantaine d'années), belle-maman de 2 enfants de son âge ou presque, a adopté un garçon déjà grand il y a 3 ans (qui a toujours bien évidemment des contacts avec ses parents et ses soeurs et qui va passer du jour au lendemain de la vie philippine à celle bien différente qu'on peut avoir en Australie), et a pour projet pour l'année 2007 un bébé.

Honnêtement, à côté de ça, ma vie semble toute plan-plan et mes projets bien mornes.
Elle a la pêche, elle s'interroge quand même un peu sur la relation qu'elle pourra développer avec son fils-neveu, mais elle y croit (et je crois qu'elle s'en sortira). Bonne chance à eux tous !!!

Voilà, sinon on a essayé aujourd'hui la piscine avec l'option "pas de caca", ça s'est bien passé, il a juste lâché un bon gros pipi dans les vestiaires juste après que je lui enlève sa couche, on s'en sort donc très bien. Vivement qu'il contrôle ses sphincters et sa vessie !!!

26 décembre 2006

Voyage à Manille - Troisième partie

Une petite anecdote sur le manque de respect d'Antoine envers son Lolo (ou bien sur la complicité qui les unit, ça dépend comment on voit ça) : la famille avait fait à la maison une sorte de petit autel à la mémoire de Lolo, avec une belle photo de lui, une petite croix (le côté catholique de la famille - Tonton Albert est semble-t-il très croyant, Tonton Andrew beaucoup moins, et Chaton pas du tout), et une corbeille de fruits avec des bananes et du raisin (ça c'est le côté vietnamien - Lola a hésité à faire brûler de l'encens, mais ça sent un peu fort quand même).
Toute la famille se réunissait les premiers soirs pour prier devant ce mini-autel, pendant les 9 premiers jours (c'est la tradition catholique aux Philippines, qui culmine le 9ème jour par une prière plus générale avec quelques amis, suivie d'une collation, les Philippins pensent toujours à leur ventre).
Et bien Antoine allait régulièrement piquer du raison à son grand-père, malgré notre surveillance de tous les instants !!!
 
De la surveillance, il en fallait effectivement beaucoup, parce que la maison des grands-parents n'est pas vraiment sécurisée pour un petit enfant. A leur décharge, il est vrai que notre arrivée a été un peu imprévue, et qu'ils avaient la tête à autre chose que préparer la maison pour l'arrivée du petit monstre.
Et puis quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, rendre une maison totalement sûre pour un bambin, c'est mission impossible.
Je passerai donc sur les fils électriques bien en évidence et bien tentateurs pour Antoine, tout en notant que l'installation électrique n'est pas vraiment excellente, comme en témoignent les décharges que Tonton Andrew se prenaient régulièrement en branchant l'ordinateur.
Je mentionnerai juste rapidement les dizaines de bibelot rapportés de divers voyages par la famille, exhibés sur la table basse ou des étagères à hauteur de bébé. Lola a réagi au bout d'une semaine en demandant à Linda de mettre en hauteur tous les petits sujets en céramique, ouf !!!
Aller jouer dans la cour demandait une surveillance particulière. Comme je l'ai mentionné précédemment, l'approvisionnement en eau est assez spécial. L'eau du réseau public ne fonctionne pas 24h sur 24, et il y a donc 2 réservoirs d'eau assez grands (et en hauteur heureusement) pour avoir de l'eau dans la cuisine et dans la salle de bains tous les jours ou presque (c'est en fait un camion-citerne qui vient les remplir, et entre le moment où on s'aperçoit que le réservoir est vide et celui où le camion arrive, ben on est sans eau - heureusement qu'il y a 2 réservoirs).
Le problème, c'est pour la lessive. Il y a bien une machine à laver, mais Lola préfère ne pas l'utiliser pour les vêtements, car ça use le linge. C'est donc lavage à la main pour tout le linge ou presque. Et ça demande beaucoup d'eau. Il y a donc tout un tas de jerrycan, baquets, poubelles, etc ... remplis d'eau (et c'est donc pour ça qu'une personne se lève régulièrement à 4h00 du matin pour les remplir - et tant pis pour le bruit). Et comme la plupart des enfants, Antoine ne peut s'empêcher d'aller barboter dès qu'il voit ne serait-ce qu'une flaque. Il fallait vraiment avoir un oeil sur lui constamment, même si Antoine est assez à l'aise dans l'eau, une noyade est vite arrivée.
 
Mais là où j'ai eu la plus grosse crainte a posteriori, c'est le matin où Antoine et moi étions seuls à la maison et où je me suis décidée à faire une petite séance photo. On était tous les deux dans la cuisine, et Antoine s'amusait à transvaser les pommes de terre d'une gamelle à une autre. Je m'installe donc à quelques pas et je commence à le mitrailler. Pas très facile car la cuisine est assez sombre (comme je l'ai dit l'installation électrique n'est pas super, et il semblerait que toutes les lumières de la cuisine ne fonctionnent pas). Antoine continue son petit jeu, puis décide de s'asseoir un peu plus loin en jouant avec quelques ustensiles de cuisine posés en bas d'une étagère. Je relève le nez de mon appareil après quelques photos, pour m'apercevoir, horreur, que les ustensiles en question n'étaient autres que les couteaux à viande et autres hachoirs. Heureusement pas de coupure, mais franchement on aurait pu aller à la catastrophe.
 
Bon, d'un autre côté, comme il n'y avait pas beaucoup de jouets à la maison (juste 3 ou 4 qu'on avait apportés), il fallait bien qu'Antoine les remplace par autre chose.
 
C'est vrai qu'on s'est un peu ennuyé tous les trois, surtout les premiers jours parce qu'on n'avait pas de voiture. Le tour de la maison est assez vite fait quand même, aller admirer la poule dans le jardin, ça va bien 5 minutes, mais ça n'occupe pas les journées.
Alors Antoine et moi allions nous promener dans la rue. Pas de trottoir dans ce quartier, on joue en direct sur la chaussée, en se poussant de temps en temps quand passe une voiture ou une moto-taxi. Les rues sont assez animées bien que ce soit un quartier résidentiel sans commerce : entre les chiens et les chats sauvages, les enfants, les "bonnes" qui se retrouvent pour papoter, les coqs, le petit singe des voisins et les passants, on avait pas mal de choses à admirer. Dommage qu'Antoine soit encore un peu trop réservé pour aller jouer avec les petits enfants, ça l'aurait bien occupé (en fait, ce ne sont pas les enfants qui l'intimident, mais les adultes qui sont avec eux). J'avoue que je gardais quand même Antoine sous haute surveillance, d'une part parce que les chiens sauvages sont réputés pour attaquer de temps en temps (c'est ce qu'on m'a dit, mais je n'en ai pas fait l'expérience), et d'autre part à cause d'une petite chûte d'Antoine : il était en train de marcher tranquillement, quand il a soudain perdu l'équilibre pour atterrir ... dans la boue du caniveau. Et comme le dit Chaton, un caniveau c'est déjà pas bien propre, mais alors un caniveau manillais, c'est encore pire !!!
Ces petites promenades nous ont permis de faire quelques rencontres, les Philippins sont plutôt accueillants et curieux, ça tape la discute.
Le voisin me raconte que lui aussi comme Lolo a travaillé au Vietnam à la même époque, qu'il avait projeté d'épouser une Vietnamienne (comme Lola donc), mais que sa famille le lui avait fortement déconseillé, apparemment pas très chaude sur les Vietnamiens, et qu'il s'était donc marié à une Philippine (était-ce un message à propos de Lola ?)
Un monsieur dans la rue me demande si le petit est bien le petit-fils du défunt Jesus "Chat". Euh oui, mais comment il sait ça ? (bon peut-être parce que j'étais la seule Occidentale à habiter dans le quartier)
Tout le monde essaye de jouer avec Antoine ou au moins d'obtenir un sourire (peine perdue, monsieur jouait le timide).
Bref il règne une bonne ambiance dans le village où habite la famille Chat...

25 décembre 2006

Joyeux Noël !!!

Ici la rencontre avec le père Noël a été un peu arrosée, mais pas forcément comme vous le pensez ... 

 

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22 décembre 2006

Je l'aime bien quand même ...

même si à 14 mois et des poussières, il sait déjà bien mettre la honte à sa mère.

Le lieu du délit : la piscine municipale

L'heure : ce matin, vers 10h00

Les circonstances : en jouant dans le petit bassin

On était tranquillement en train de s'amuser dans l'eau, comme on le fait régulièrement depuis qu'Antoine a commencé les cours de bébés nageurs.  Et hop que je saute dans l'eau, que je marche d'un bout à l'autre du bassin, que je "coule" de temps en temps.
Quand tout à coup j'ai commencé à voir des petits grains marrons qui flottaient autour de nous. Il m'a fallu à peu près 5 secondes pour faire le rapprochement avec Antoine, mais quand les connections de mes petites neurones se sont faites, ma réaction a été très rapide : prendre Antoine sous le bras et sortir en urgence de l'eau.
Et me diriger honteusement vers les maîtres-nageurs en m'expliquant "euh, désolée, mais je crois qu'on a eu un petit problème de caca ..."

Et oui, ça y est, il l'a fait : le caca dans la piscine !!!

Bon il s'était déjà entraîné il y a quelques mois avec un caca flottant dans le bain, mais là la consistance était légèrement différente (excusez les détails), dans le style plutôt caca mou limite diarrhée que gros morceau bien dur. Le produit des intestins de Chatounot s'est donc rapidement délitée dans l'eau de la piscine, laissant plein de petits bouts éparpillés.

L'intervention rapide des maîtres-nageurs a heureusement limité les dégats. Et hop que je repêche les petits bouts de crotte avec mon épuisette. Charmant.

Encore une chance qu'à cette heure somme apparemment trop matinale pour les Australiens nous étions quasiment seuls à la piscine, et surtout seuls dans le petit bassin (les cours de bébés nageurs se sont terminés vendredi dernier pour ne reprendre que fin janvier, sinon c'est une bonne trentaine de gamins et leurs mamans qu'il aurait fallu évacuer).

 

Voilà, dans la liste des choses à faire avec Antoine, je peux rayer "faire caca dans la piscine et en mettre partout".

 

 Antoine en train de nager ...

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Voyage à Manille - Deuxième partie

Bon allez, je me donne 30 minutes pour continuer mon petit roman de vacances.
 
Alors juste pour finir sur le délicat chapitre du cododo avec Antoine, je tiens à souligner qu'Antoine m'aime autant que ses nounours, j'en ai eu la preuve un matin, quand à son réveil et alors que je lui tournais le dos, Antoine a grimpé sur mon dos pour pouvoir ... directement aller me mordre le nez (c'est sa façon à lui d'embrasser ses peluches).
 
 
Bon reprenons donc le cours du voyage. Donc le dimanche matin avait lieu la crémation de Lolo, moment assez peu réjouissant et un peu tendu comme vous pouvez vous en douter.
Départ de bon matin pour le funérarium, re-coucou à Lolo, Antoine au bout de quelques temps commence à somnoler, on l'enfourne dans sa poussette et on part le promener dans les couloirs. Je retourne à la salle de Lolo et là je me fais accueillir en français par ... la soeur de Chaton.
Alors là, je pense qu'il est indispensable que j'ouvre une parenthèse explicative. Jusqu'à ce jour, la version officielle était que Chaton a 2 petits frères et une grande soeur, laquelle vit avec son mari et ses 2 enfants à New-York, et s'étant déplacée pour présenter sa petite Chloé à son Lolo au mois d'août, n'envisageait pas de venir pour les funérailles. Seulement la vérité est toute autre : Chaton a en fait 2 frères, une soeur et ... 5 demi-soeurs et un demi-frère. Et oui, Lolo, avant de partir travailler pour le Vietnam où il a rencontré Lola, avait déjà fondé une famille avec une jeune Philippine. Laquelle a comme on peut s'en douter très mal accepté son mariage avec Lola. Les relations entre les deux parties de la fratrie sont donc plutôt mauvaises, et les demi-frères et soeurs ne se connaissent pratiquement pas. Chaton a passé plus de temps pendant ce séjour avec sa soeur Marissa (celle qui parle français) que pendant tout le reste de sa vie, c'est vous dire. Juste pour situer les choses, trois des demi-soeurs vivent à Manille, une autre aux Etats-Unis, je crois que le frère est au Canada, et la dernière soeur, sans doute aux Etats-Unis aussi, et c'est là que se termine la parenthèse.
 
Marissa parle donc un français presque parfait, elle l'a appris lorsqu'elle vivait à Dubai avec son mari (maintenant ex-mari), un financier américain. Elle a une fille qui parle couramment français elle aussi, étudiante aux Etats-Unis. Antoine et moi aurons au moins quelques personnes avec qui pratiquer notre français lorsqu'on habitera à Manille.
On était donc presque dans un enterrement "à la Mitterrand", avec la femme officielle, les enfants du premier lit et ceux du second (mais la première "femme" étant absente).
Je me sens obligée d'ouvrir une seconde parenthèse rien que pour moi parce que là comme ça, j'ai un petit doute. Il faut savoir que le divorce est interdit aux Philippines. Je me demande donc si Lolo était marié avec la mère de Marissa ou pas (et lui faire 6 enfants sans être marié, c'est quand même pousser le bouchon un peu loin), ou si lui et Lola étaient mariés ou pas (Chaton est-il donc comme son fils le rejeton d'un couple "illégal" ?). Va falloir que je fasse une petite enquête.
 
Oui, donc enterrement à la Mitterrand, et j'ai remarqué quelques légers couacs lors du "passage du goupillon" (désolée, je ne connais pas bien les termes techniques) : dans quel ordre faire passer la famille ? D'abord la veuve, ses enfants, puis les enfants du premier lit ? Ou bien l'inverse ? Au final, ça a été tout mélangé, mais j'ai senti quelques réticences de la part des demi-soeurs de Chaton.
 
Au final, Lolo a bien été incinéré, le processus est quand même assez long, et j'ai trouvé très malsain tous les "invités" qui se précipitaient vers la porte vitrée dès que les assistants des pompes funèbres ouvraient la porte du four (techniquement je ne sais pas bien pourquoi ils ouvrent cette fichue porte si souvent, mais il doit y avoir une bonne raison). Ses cendres sont parties chez Marissa, à savoir ce qu'elle en fera ...
 
Antoine quant à lui a dormi pendant toute la durée de la cérémonie, le voyage et la châleur l'ont crevé, et ne s'est réveillé que pour la petite collation d'après cérémonie. Quant il s'agit de rendre hommage à la famille, sachez qu'on ne peut pas compter sur lui.

21 décembre 2006

Toutes mes excuses ...

Ben oui, c'est vrai, je ne viens pas très souvent, ce n'est pas l'envie qui m'en manque (je pense souvent dans la journée à ce que je pourrais noter), mais juste le temps. 

J'aimerais prendre l'habitude de venir tous les jours ou tous les 2 jours, pas que j'ai toujours des choses très intéressantes à dire, mais je suis sûre que je trouverais des sujets de conversation quand même, mais ça ne vient pas.

Et du coup je prends rarement le temps de répondre aux commentaires, et ça c'est carrément naze. Donc désolée, ce n'est pas du tout que je snobbe mes quelques lecteurs (trices). Et oui, je vais faire un effort à l'avenir (ma bonne résolution pour l'année 2007 ?) 

Une nouvelle chatonnerie

Bon ça va être un peu dégueu, je vous aurai averti, mais ça me fait bien rire quand même.

Je me promène nue dans l'appartement, essayant désespérément d'enfiler un slip alors que Chatounot s'accroche à mes jambes. Chaton (en train de pianoter sur l'ordinateur comme à son habitude) se retourne, me regarde et me dit :

"Oh, tu as un fil entre les jambes, tu as tes ragnagnas ?"

"Non, mon chéri,  c'est juste que j'aime bien la sensation quand j'enfile un tampon !!!"

 

Ben oui, comme si on mettait ça par plaisir, hein !!! 

20 décembre 2006

Voyage à Manille - Première partie

Allez, je vais prendre la demi-heure nécessaire pour immortaliser le premier voyage d'Antoine dans son pays d'origine.
 
Les circonstances n'étaient vraiment pas optimum, même si on savait son grand-père très malade, on espérait qu'il "tiendrait" quelques semaines de plus, et on venait juste de payer les billets d'avion pour un départ le 19 décembre (la peau des fesses, parce que c'est haute saison).
Malheureusement, Lolo nous a quitté le 15 novembre, donc changement de programme.
Il faut ré-organiser les billets d'avion, et bien évidemment ajouter encore quelques centaines de dollars (ou d'euros) pour pouvoir partir rapidement.
On nous donne le choix entre 2 dates, départ le vendredi soir pour une arrivée le samedi, ou  le samedi soir pour une arrivée le dimanche. Chaton choisit la deuxième option, parce que le transit à Kuala Lumpur ne dure que 2 heures contre 8 heures  pour le départ le vendredi. Je ronchonne un peu, l'enterrement est prévu pour le dimanche matin, et ça ne me plait pas d'arriver après alors qu'on vient pour ça. Chaton y se range finalement à mes arguments, et on croise les doigts en espérant que l'aéroport de Kuala Lumpur ne soit pas minuscule et ennuyeux.
Il ne l'est pas du tout, et c'est tant mieux parce que ... on y est resté au final 10 heures, le second avion ayant du retard. On a donc eu tout le temps de le parcourir en long, en large et en travers, de jouer dans l'aire réservée aux enfants, d'admirer les travaux destinés à accueillir l'A380, pour Antoine de découvrir les joies du tapis roulant (et pour son père celles du tapis roulant qui ne se met en marche que quand quelqu'un monte dessus, j'amuse mes petits hommes avec un rien, comme vous pouvez le voir).
 
Au final, ce voyage Sydney - Kuala Lumpur - Manille nous a non seulement coûté autant que d'aller de Sydney à Paris, mais le temps de voyage est également le même. Chaton ne pourra plus se plaindre que mes parents habitent à l'autre bout du monde.
 
Arrivée à Manille dans la soirée, réception à l'aéroport par Tito Albert et sa copine Elaï, il fait une châleur terrible, la route pour parcourir les quelques kilomètres pour aller à la maison familiale est bien embouteillée, mais bon rien d'étonnant, c'est Manille ...
On fait une petite pause à la maison, histoire de poser les valises et dire bonjour à Lola ("Mamie" en tagalog), et on repart pour le funérarium, il y a veillée funèbre depuis le jeudi. On hésitait un peu avec Chaton, lui voulait y aller bien sûr, moi aussi, mais je me voyais mal emmener Antoine là-bas (pas trop sa place) ou le laisser dès notre arrivée aux mains d'"inconnus". Mais Tito Albert a tranché, on y va tous, Antoine a lui aussi le droit de voir son grand-père.
On l'a donc vu (cercueil ouvert bien évidemment), et c'était une grande première pour lui comme pour moi. Antoine n'a pas semblé perturbé du tout, il s'est bien amusé avec les fleurs, a fait connaissance avec les amis de la famille et quelques lointoins cousins et s'est éclaté avec Linda, la "bonne à tout faire" de la famille.
Et puis retour à la maison vers 10h du soir, Antoine reste un bébé malgré tout et a besoin d'un bon dodo.
 
Les choses se gâtent un peu, j'avais demandé à Chaton y qu'il essaye d'organiser 3 petites choses : un siège-auto pour la voiture, une chaise haute pour les repas, et un lit-bébé.
Les deux premières n'ont même jamais été mentionnées, ici les enfants voyagent sur les genoux des adultes (en un sens ça m'arrange, parce qu'entendre Antoine pleurer pendant des heures dans son siège-auto, j'avoue que ça me fend un peu le coeur), ils prennent leur repas sur les genoux des adultes (j'apprécie nettement moinsn c'est pas très facile de viser la bouche quand on ne la voit pas, mais il n'y a pas mort d'homme). Quant à la troisième, Tito Albert s'est effectivement procuré un lit de voyage ... mais ce dernier est cassé et impossible à déplier. Ce sera donc co-dodo pendant tout le séjour, Antoine entre Papa et Maman.
Sauf que le lit n'est qu'un lit double, donc pas très très large. Et qu'Antoine a l'habitude de prendre ses aises et de remuer toute la nuit. Et que ce n'est pas la proximité de Papa ou Maman qui vont l'en empêcher. On va donc passer deux longues semaines à se prendre des claques et des coups de pied à longueur de nuit (le pire, ce sont les coups de pied dans le visage, Antoine ayant le chic pour se mettre en transversale tout en haut du lit), à se faire réveiller toutes les 3 heures en gros parce qu'Antoine n'a pas la place nécessaire pour se retourner (et pour éviter de réveiller toute la maisonnée, monsieur avait droit à une petite ration de lait maternel, mauvaise habitude !!!), ou bien parce qu'il est tout simplement tombé du lit (oui oui, même en étant entre nous, tout simplement parce qu'à force de se retourner il s'est retrouvé avec sa tête à nos pieds et qu'il a continué ses mouvements de glissement alors qu'il n'y a pas de "pied de lit" pour l'arrêter - fort heureusement ce n'est arrivé qu'une fois, et le lit n'est pas bien haut), tout en ayant toujours droit au réveil à 5h30 ou 6h00 du matin, qui semble encore plus matinal quand on est dans une maison étrangère avec rien à faire de la journée.
 
D'un autre côté, comme d'une part les coqs se mettent à chanter très tôt (certains dès 3h00 du matin) et que tous les voisins ont au moins 2 coqs, et que d'autre part l'accès a l'eau public ne fonctionne en gros que de 3h30 à 4h30 du matin (le reste de la journée, le robinet reste sec - fort heureusement toutes les maisons sont équippées de grands réservoirs d'eau pour pouvoir bénéficier de l'eau courante toute la journée) et qu'il faut donc remplir toutes les gamelles d'eau à ces heures-là, ce qui suppose pas mal de bruit, un peu plus d'animation ou pas, ça ne change pas grand chose.
Vous l'aurez compris, les nuits dans la maison des Chats ne sont pas très reposantes.

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