04 novembre 2005
Le 3D, c'est fiable ?
14:50 Publié dans Ma vie à Sydney | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02 novembre 2005
Presque trilingue
J’avais déjà remarqué que le Petit Chaton n’utilise que des petits surnoms français pour m’appeler (il a renoncé à m’appeler par mon prénom, pas si facile à prononcer pour un non francophone).
C’est encore pire avec le Chatounot, il ne lui parle quasiment qu’en français !!! « Petit cœur », « coquin de papa », « tu es mignon, mon fils », « mon chéri » et autres « tu es méchant » lorsque le Chatounot pleure trop.
La bonne nouvelle : le français du Chaton s’améliore
Mauvaise nouvelle : c’est pas comme ça que le Chatounot va apprendre d’autres langues, et notamment l’anglais et le tagalog (j’ai dû entendre 2 fois le Chaton lui parler en tagalog)
Dois-je en conclure que le Chaton n’a jamais entendu de petits mots tendres en anglais ou en tagalog ? Ou même en vietnamien (à vérifier avec ses parents)
21:30 Publié dans Ma vie à Sydney | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 octobre 2005
Là où je vis
Ouf , j’ai enfin réussi à mettre notre petit monstre au lit. Peut-être pas pour très longtemps, mais autant en profiter pleinement !!!
Le temps est décidément bien changeant, on a eu droit au plein soleil hier et les jours précédents, et aujourd’hui c’est pluie pratiquement sans interruption. C’est donc cloîtré à la maison que je suis aujourd’hui, seule avec le Chatounot. Et oui, une fois par mois environ, Petit Chaton est de garde le week-end, ce qui veut dire très peu de temps à la maison pour lui. Ces journées-là sont longues …
Avant, dans mon ancienne vie, j’en ai profité pour aller me promener à droite et à gauche, découvrir la ville, faire du lèche-vitrine dans les magasins pour bébé, paresser dans les parcs alentours (Sydney est une ville si verte !!!)
Maintenant, tout est différent. Un peu coincée à la maison, entre les tétées du Chatounot (on est en train d’essayer de trouver un rythme qui nous convienne à tous les deux), et la difficulté à voyager en bus avec une poussette. Surtout quand on n’a pas le mode d’emploi pour replier ladite poussette. Encore un peu d’entraînement à prévoir avant de se lancer toute seule sans l’aide de Petit Chaton.
Donc je suis là à traîner à la maison. Dont on fait vite le tour quand même. L’appartement est de taille honorable, une cinquantaine de mètres carrés, avec un petit balcon, situé dans la proche banlieue ouest de Sydney (une quinzaine de minutes en bus pour aller au centre-ville). L’hôpital où travaille le Chaton est à une dizaine de minutes de marche rapide. Au bout de la rue, une petite épicerie. Deux parcs à quelques minutes de marche, l’Université de Sydney à côté de l’hôpital (on y emmène parfois le Chatounot pour l’encourager à faire des études). Bref, un appartement agréable.
Sauf que.
Sauf que le supermarché le plus proche est à une dizaine de minutes de bus. Et me revoilà comme au bon vieux temps où j’habitais à Suzhou à trimballer les provisions dans mon sac à dos. Et à prévoir les achats nécessaires bien à l’avance, pas comme à Hong Kong où le supermarché était dans le building où j’habitais.
Sauf que les murs et les plafonds sont en carton, on partage donc la vie de nos voisins du dessus. Le programme télé qu’ils sont en train de regarder. Leur goût pour la musique techno. A fond. A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Au secours !!!
Sauf que comme partout dans le monde, les designers qui prévoient la décoration des appartements ne vivent pas dedans, et ne pensent pas le moins du monde à l’aspect pratique de leurs créations. Comme l’évier de la cuisine si petit qu’on peut à peine y placer une assiette (j’exagère à peine). Le parquet dans la cuisine. L’éclairage simultané de la chambre et de la salle de séjour (qui n’éclaire pas la table de la salle de séjour bien évidemment). La douche sans rideau ni porte avec inondation assurée de la salle de bains. Etc, etc … Bref, on est en train de faire la liste de tout ce qu’on n’aura pas dans la maison (l’appartement) que nous aménagerons à Manille. Il faut bien trouver un intérêt à toutes les expériences.
L’appartement est en fait un faux deux pièces. S’il y a bien un coin séjour et un coin chambre bien délimités, les deux pièces ne sont séparées que par une rangée de placards qui montent à mi-hauteur du mur. Quand Petit Chaton prend son petit-déjeuner à 6 heures du mat en regardant le journal télévisé, Chatounot et moi en profitons aussi du fin fond de notre lit.
Pas de chambre de bébé prévue, le lit du Chatounot est juste à côté de notre lit (ça m’ennuyait en fait qu’il partage notre chambre, je trouvais ça déplacé, jusqu’à ce que je me souvienne que ma petite sœur et moi avons partagé la chambre de nos parents jusqu’à ce que nous ayons une dizaine / douzaine d’années).
Pas de place pour installer une table à langer dans la salle de bains, tout se fait sur notre lit ou sur le lit du Chatounot. Heureusement le plan du lavabo est assez long pour qu’on puisse poser la petite baignoire.
Bref, on est bien là, mais on sera content d’en déménager pour une maison un peu plus pratique. Bonne nouvelle, Chaton n’a signé le bail que pour un an. Petit souci : l’hôpital propose au Chaton de rester une année supplémentaire (Chaton n’a pas encore accepté, il réfléchit …). Et rester une année de plus dans cet appart, euh, ben ça m’enchante moyen … Donc si vous avez une maison, un bel appartement, meublé, à Camperdown, et que vous êtes prêt à louer pour pas cher, on prend !!!
Vue sur la partie chambre depuis la salle de bains
Le lit du Chatounot, avec les placards qui séparent la chambre de la cuisine (la partie chambre est légèrement surélevée, trois petites marches à monter pour y parvenir)
Petit Chaton ne sachant pas nager, on a préféré installer un rideau de douche pour éviter les inondations
La mini-buanderie, lave-linge, sèche-linge, évier (bien pratique pour la grande adepte du lavage à la main que je suis), tout concentré dans une toute petite pièce
Vue sur la salle de séjour depuis la cuisine
Au fond de la salle de séjour, les placards qui la séparent de la chambre
21:29 Publié dans Ma vie à Sydney | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22 octobre 2005
Le Chatounot en chair et en os
12:00 Publié dans Ma vie à Sydney | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
20 octobre 2005
Et un petit Australien de plus, un !!!
Allez, je profite d’un moment de calme pour venir au rapport. En fait, les moments de calme sont relativement nombreux, je ne me plains pas !!!
Jeudi dernier, J+9, visite hebdomadaire chez le gynéco (J+2 selon les calculs français). Et comme on l’avait évoqué la semaine précédente, on va se décider pour un déclenchement. Un peu frustrant quand même, je me dis qu’on pourrait attendre quelques jours de plus, mais après tout, si le médecin le recommande, allons-y.
Le programme : rentrée à l’hôpital ce soir, mise en place d’un médicament pour ramollir le col de l’utérus, et déclenchement le lendemain matin quand le col sera « mûr ».
Je profite de ma dernière journée de liberté pour courir les bibliothèques (Alliance Française pour les livres en français, bibliothèque de la ville voisine pour les livres en anglais, histoire d’alterner un peu), rendre les livres déjà lus et faire le plein de nouveaux livres (oui, oui, je suis optimiste, je trouverai quand même le temps pour lire malgré le bébé !!!)
Et puis vient le soir, je vais tranquillement à la maternité où le Chaton me rejoint. En ayant l’impression d’aller à l’abattoir. Peut-être aurais-je dû insister pour attendre quelques jours de plus. Ca m’ennuie un peu d’aller bousculer le Chatounot. Mais bon, ce qui est fait est fait, d’une façon ou d’une autre il finirait bien par sortir quand même, et on lui a laissé le temps de se décider par lui-même.
Mise en en place du Cervidil, Chaton rentre à la maison (pas de chambre individuelle, ça coûte trop cher pour les pauvres parents sans assurance maladie que nous sommes …). Et impossible de dormir, je lis, je lis, je lis, j’essaye de fermer les yeux, rien à faire, j’ai dû finir par sommeiller vers 1 ou 2 heures du mat.
Et à 4 h, douleurs dans les reins. Tiens, bizarre. Et ça revient. Damned, des contractions !!! C’est donc ça !!! Je m’attendais à des douleurs dans le ventre, mais non, pas du tout, tout dans le dos.
C’est très supportable pour l’instant, et quand le Chaton arrive à 7h00 pour qu’on descende en salle de travail, je fais encore la fière. Visite du médecin vers 8h00, tout va bien, ça progresse, les contractions reviennent toutes les 3 minutes. Col ouvert à 3, on est loin de la fin … Ca commence à faire mal, je prends une longue douche chaude, supposée apaiser la douleur (euh, pas trop), je mentionne la péridurale, on me dit que c’est trop tôt, j’ai juste droit au gaz (pas grand effet malheureusement) et à une piqûre de Pethidine (Nalbuphine).
Le Chaton est là pour me soutenir, il m’encourage (tout va bien, sois forte, ça fait mal mais c’est que ça progresse), il me masse le bas du dos. Merci Chaton, merci.
Jusqu’au moment où ça fait vraiment trop mal, où respirer le gaz ne me fait absolument aucun effet, et où je craque : je griffe le Chaton, histoire de partager la douleur, et qu’il comprenne ce que c’est d’avoir mal. Le Chaton, un peu surpris, retiendra la leçon : il ne m’approchera plus à moins de 3 mètres jusqu’à la fin (et je pense que c’était vraiment la meilleure attitude à avoir).
Je souffre donc en solitaire, je passe mon temps assise sur les WC, j’ai l’impression que c’est plus supportable comme ça (méthode Coué).
Vers 10h00, revisite du gynéco pour vérifier l’ouverture du col, et là surprise, col effacé, je vais bientôt pouvoir commencer à pousser. Et c’est une mauvaise surprise en fait : on est maintenant trop tard pour la péridurale !!!
Me reste plus qu’à souffrir et pousser donc. Bien évidemment, je n’ai assisté à aucun «cours » sur les techniques pour pousser et respirer etc … (je suis arrivée un peu tard ici pour organiser tout ça), la sage-femme m’explique donc comment faire. C’est douloureux, on essaye différentes positions, sur le dos c’est un peu plus confortable, je suis totalement crevée et j’ai du mal à réunir mes forces pour pousser. Les contractions sont un peu plus espacées, le travail n’avance plus beaucoup, et le bébé fait du va et vient. Solution : la ventouse. L’installation est particulièrement douloureuse, mais dans quelques minutes le Chatounot sera enfin là (et finies les contractions). J’ai droit à une épisiotomie, histoire d’essayer un maximum de choses en un seul accouchement.
Une petite tête apparaît, pleine de cheveux bien noirs, Chatounot commence à pleurer, le corps suit à la prochaine contraction, et hop, bébé est sur mon ventre après que son papa ait coupé le cordon ombilical (oui, pendant les poussées, j’étais inoffensive, il s’est risqué à s’approcher à moins d’un mètre de moi). On est vendredi 14 octobre, il est 13h41 et tout va bien. Antoine Gabriel est parmi nous.
La sage-femme l’essuie avec une serviette, on reste un long moment à faire un câlin, puis rapide pesée (3,745 kgs), vérification de la taille (54 cm) et retour sur mon bidon pour une première tétée. Quelques câlins de plus, petite piqûre de vitamine K, et montée à la maternité, ouf repos … Malheureusement ce n’est pas une chambre individuelle, Chatounot et moi allons devons passer nos premières nuits avec des étrangers.
La première nuit ne se passe pas trop mal. Le premier jour passe vite entre les tétées, les visites du Papa, le premier bain de bébé en début d’après-midi (par son papa évidemment).
La deuxième nuit sera plus compliquée. 4 heures au sein et toujours impossible de l’endormir, les sages-femmes sont venues le chercher pour le « ranger » ailleurs et le calmer.
Petit problème : le bébé de ma voisine ne pleure pas. Quasiment jamais. Et avec des petits cris étouffés qui mettent en valeur la puissance des cordes vocales du Chatounot. Ma voisine de chambre est polie, elle ne se plaint pas, mais j’ai mal pour elle d’être tenue éveillée par un autre bébé que le mien. Décision prise : on rentre à la maison dès le dimanche.
L’hôpital a ce programme de décharge anticipée : si la maman et le bébé vont bien, ils peuvent rentrer chez eux, et seront suivis à la maison par la visite quotidienne d’une sage-femme jusqu’au 6ème jour. Le système est excellent : on se sent mieux chez soi, la sage-femme a vraiment du temps à nous consacrer au lieu de courir d’une maman à l’autre, et elle peut voir notre organisation et mieux nous conseiller sur les détails techniques. Et je n’embête plus ma voisine.
Chatounot a une semaine demain, il va bien, on apprend à se connaître, à vivre ensemble, et même si les nuits sont courtes, on est très heureux d’être tous les trois ensemble.
16:32 Publié dans Ma vie à Sydney | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note











