10 février 2007

We're back

Ca y est, on est rentré de notre petite semaine à Hong Kong, semaine très réussie quoique trop courte : on n'a eu le temps de voir personne ou presque (et en particulier on n'a pas pu rencontrer Sorcière).

On se remet tranquillement du voyage, entre le décalage horaire, le manque de sommeil pour moi et ré-apprendre (une fois de plus) à s'endormir sans Maman pour Antoine, et comme d'habitude les premiers jours sont vraiment difficiles.

Il faut là encore que je prenne un peu de temps pour "immortaliser" ce premier voyage de l'année 2007, ça va pas être évident, mais je ne désespère pas ...

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26 janvier 2007

Un jour ...

J'aurai du temps à perdre, et je chercherai comment mettre en page mon blog de façon intelligente.

Mais pour l'instant, je n'ai ni le temps, ni l'intelligence (je ne suis qu'une femme au foyer ...), donc je vais mettre comme là en vrac sur cette note les uns à la suite des autres les livres que je lis
Parce qu'en plus d'être débordée et sosotte, j'ai une mémoire passoire (ou disons que je me souviens très bien des détails de ma petite enfance, mais beaucoup moins de ce que j'ai fait hier).

 Allez, zou (et non pas zhou comme j'allais le noter, des vieux restes de mes cours de mandarin), on commence :

La disgrâce, de Nicole Avril.
C'est court, ça se lit vite, c'est pas bien compliqué, et ça ne fait pas trop réfléchir ... sauf quand on s'appelle Mylène (ou plutôt qu'on a comme pseudo blogilistique Mylène) et que la "malédiction" qui frappe l'héroïne rappelle étrangement votre propre enfance. Enfin bon, je n'en sors pas traumatisée non plus, ça fait juste ressortir de vieux souvenirs.
(28 décembre 2006)

 

La possibilité d'une île, de Michel Houellebecq
C'est plus long, mais ça se lit assez vite aussi. Ca ne fait pas trop réfléchir non plus, juste un peu en surface. On sent que l'auteur s'est documenté. Ni bien, ni mal, ça fait passer le temps, quoi.
(31 décembre 2006)

 

Lucky Strike, de Nancy Zafris
un peu long à se mettre en route, mais bien par la suite. Bien qu'un peu frustrant car il y a quand même pas mal de mots ou d'expression sur lesquels je bloque (mais oui j'y crois, un jour je serai vraiment bilingue à 100%)
(26 janvier 2007)

Jamais 2 sans 3 ?

Ca y est, le Chatounot s'est gentiment endormi en lisant un de ses livres favoris (Becky Bunny), sans un petit pleur, une merveille, faudrait que ça lui arrive plus souvent.

 

 

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On a passé la journée redoutée sans trop de dégât. Et oui, il y a un an tout juste, Mylène perdait l'équilibre en beauté et en se cassant le bras, le début des galères.
Donc hier j'ai soigneusement évité de monter sur une chaise (en fait ça m'arrive très très rarement maintenant, ce qui explique que le haut des vitres soient assez dégueu) et j'ai réussi à finir entière et sans bobo.

J'aurais aimé qu'il en soit de même pour le Chatounot, mais il sera dit que le 25 janvier (veille de la fête nationale australienne) ne nous porte pas chance : il s'est pris sa première grosse gamelle avec salto avant et freinage par le nez, et s'en est sorti avec bosse sur le front, égratignure sur la joue et un peu de nez en moins. Disons que son profil gauche est intact mais que le droit l'est beaucoup moins. J'ai réussi à éviter d'éclater de rire en le voyant tomber (désolée, ça me fait toujours ça), et lui à éviter de pleurer pendant 10 minutes (3 minutes plus tard c'était déjà de l'histoire ancienne), on se tient plutôt bien dans la famille.

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On verra ce qui va nous tomber sur le coin du nez l'année prochaine à la même date (d'où le titre), normalement ce devrait être le tour de Chaton, à suivre ...

Bon pas mal d'évènement qui vont se télescoper dans les jours à venir, puisqu'arrivent en même temps la fin des vacances scolaires, ce qui veut dire que les activités habituelles de baby-gym et autre leçon de musique reprennent leur cours normal, la reprise des cours de bébé-nageur, un voyage à Hong Kong (Sorcière, un petit email suivra dans les jours qui viennent) et ... l'ouverture de la crèche à laquelle Chatounot est inscrit pour une journée par semaine !!!Bref notre morne petite vie de janvier s'achève (pas si morne que ça finalement, on trouve toujours plein de chose à faire), et qu'on va pouvoir profiter à fond de nos derniers mois sous le soleil (timide aujourd'hui) d'Australie, youpi !!!

08 janvier 2007

Voyage à Manille - Sixème et dernière partie

Bon je tiens le bon bout, plus que quelques petites remarques sur le voyage, et on en a fini !!!
 
Il faut quand même signaler qu'Antoine n'était pas dans des conditions optimales pour faire une bonne impression sur la famille : il a profité du séjour pour percer 2 dents, avec fortes fièvres, manque d'appétit etc ...
Tout celà accompagné d'une bonne diarrhée (qui avait peu de chance de s'arranger car Lola essayait de le gaver de mangue et de melon - puisqu'il ne voulait rien manger d'autre - qui j'en ai peur ont tendance à accélérer le transit, mais comme je suis une bonne fille bien élevée - si si - et que ça ne risquait pas de tuer Antoine quand même, j'ai laissé faire). On l'a donc un peu shooté au panadol (pareil que du doliprane) et au bon lait de maman, parce qu'après tout il n'y a rien de meilleur. L'avantage, c'est qu'il faisait des siestes plus longues qu'à l'accoutumée, du style 1 heure, voire 2.
On a atteint le summum de son indisposition le samedi de notre départ. Ca a commencé par une petite visite impromptue de tonton Albert dans sa chambre (qu'il nous avait prêté pendant notre séjour) alors qu'Antoine faisait une sieste.
    - Euh, vous lui avez mis une couche ou pas ?
    - Ben oui, évidemment, pourquoi ?
    - Ca sent très fort le caca, et on dirait qu'il y en a sur le lit ...
Chaton a eu la mauvaise idée d'être plus rapide que moi, et il était donc le premier sur les lieux du crime : un caca astronomique et bien liquide, ayant débordé de la couche et tartiné le lit. Dans lequel il n'y avait évidemment pas d'alèse (j'en avais bien emmené une avec des draps pour lit de bébé, mais comme on n'avait pas de lit bébé ...), ce qui veut dire matelas bon à changer (ou au moins à laver à grande eau, je ne sais pas si tonton Albert a pu dormir dans son lit le soir de notre départ).
C'est donc lui (Chaton, pas tonton Albert) qui s'est chargé du déshabillage et du "douchage" (sans douche) d'Antoine. Et quand on sait l'horreur qu'il éprouve pour tout ce qui ressemble à un caca, on comprend combien il était paniqué et mal à l'aise (c'est la seule personne que je connaisse qui prend une douche systématiquement après chaque caca, sans doute au cas où il en aurait un morceau collé au derrière - mais chut, j'ai rien dit, c'est un secret).
Là où j'étais un peu plus paniquée et mal à l'aise, c'est le soir, quand Antoine, alors qu'on montait dans l'avion allant de Kuala Lumpur à Sydney, s'est décidé à nous gratifier d'un petit vomi. En étant dans mes bras. J'ai laissé aux hôtesses de l'air le soin de nettoyer le sol, bien maculé, car j'étais moi-même un peu occupée à changer Antoine (j'avais prévu 2 ou 3 tenues de rechange pour lui) et à ... essayer de trouver une solution pour remplacer mon T-shirt enduit de vomi (et là, manque de chance - et d'expérience - ben j'avais pas de tenue de rechange du tout). Heureusement que je voyage toujours avec une petite laine (ou plutôt une veste), ça m'a permis de ne pas me montrer trop dénudée pendant le voyage. Et j'ai inauguré aussi le lavage de cheveux dans les toilettes de l'avion. Bref, un grand moment et des souvenirs pour très longtemps.
Pour la petite histoire, Antoine a perdu 500 grammes en 2 semaines de vacances à Manille, et a repris en 15 jours ... 700 grammes.
Et à l'arrivée à Sydney, c'est moi qui était malade (appelez-moi Vomito) et qui était une loque pendant 2 ou 3 jours. Heureusement ça n'a pas duré, car s'occuper d'Antoine à temps plein quand on a la tête dans le derrière, ben c'est pas évident.
 
Mais notre départ de Manille ne s'est pas effectué aussi sereinement que nous l'aurions souhaité, et on n'a même failli ne pas partir du tout.
Pas à cause du typhon qui a touché Manille l'avant-veille (il est passé un peu plus loin en fait, et nous n'avons eu que de fortes pluies, c'est tout).
Mais par manque d'argent.
On était pourtant arrivé largement à l'heure pour l'enregistrement, tout semblait se passer normalement, quand Chaton me dit "ils me demandent de payer une taxe que je n'ai jamais eu à payer jusqu'à présent, il faut que je vérifie ce que c'est". Soit, vérifie, mon petit, vérifie. Pendant ce temps, j'essaye d'occuper Antoine comme je peux. Les explications durent longtemps, vraiment longtemps, ça parlemente, je le vois qui part, qui revient l'air pas content et me dit "ben vous allez devoir partir tous les deux, je suis obligé de rester ici, ils ne veulent pas me laisser embarquer".
En effet, il devait payer pour la première fois une taxe d'"expatrié" dont il n'avait jamais entendu parler, et qui s'applique aux Philippins travaillant à l'étranger mais n'étant pas résident permanent de leur pays d'accueil. Et si on ne paye pas, impossible de partir, la compagnie aérienne ne donne pas la carte d'embarquement
 
Il faut le savoir, les salaires des Philippins sont plutôt bas, et c'est d'ailleurs pourquoi des centaines de milliers de Philippins partent tous les ans (10 millions de Philippins habitent hors des Philippines sur une population totale de 90 millions, contre environ 1,7 millions de Français à l'étranger sur une population totale de 60 millions). Et les Philippins de l'étranger envoient régulièrement de l'argent à leur famille restée sur place. Quand on est à Manille, on fait donc les fonds de poches avant de partir, et on ne garde avec nous que le minimum, c'est-à-dire de quoi payer la taxe d'aéroport et éventuellement un verre d'eau.
Donc le pauvre Chaton n'avait pas assez de peso pour payer cette nouvelle taxe, et pas de téléphone portable pour contacter tonton Albert et lui demander de rapporter de l'argent (notre téléphone portable ne fonctionne qu'en Australie). Et la carte de crédit n'est pas acceptée. Et il n'y a pas de distributeur d'argent dans l'aéroport (c'est vraiment un aéroport pourri).
Heureusement que je suis une petite filoute qui sait combien les surprises arrivent vite en voyage, et qu'un peu d'argent frais est toujours le bienvenu : j'avais glissé dans mon sac quelques dollars US !!! Chaton ne s'en rappelait plus (mémoire sélective, ce qui sort de ma bouche est oublié aussi vite qu'entendu), et pensait sincèrement devoir nous laisser partir sans lui. On était ric rac au niveau argent, juste de quoi se payer un café et un petit gâteau à l'aéroport de Kuala Lumpur entre nos 2 vols (chance inouie, il n'y avait pas de retard d'avion).
 
Juste une dernière petite remarque sur les vols : on a donc voyagé avec Malaysian Airlines, et autant Chaton a détesté les repas (le petit déjeuner était particulièrement minable, juste un sandwich), autant j'ai trouvé le système vidéo génial : écran individuel (jusque là pas grand chose de remarquable), avec un énorme choix de films (là comme ça à vue de nez une trentaine), sélectionné individuellement, avec donc possibilité de commencer le film quand on veut, de le mettre en pause, de faire une avance rapide, de choisir plusieurs langues (dont le français), bref comme un lecteur DVD.
Et ça, quand on est obligé de se lever régulièrement pour aller se promener dans l'avion avec Antoine, c'est super appréciable !!!
 
Voilà, a priori, c'est terminé, je glisse très rapidement sur mon dîner d'anniversaire au restaurant avec toute la famille, dîner que j'ai mangé froid car il fallait bien s'occuper d'Antoine, et que bien évidemment tous les autres étaient occupés à manger (mince, c'est MON anniversaire, je devrais pouvoir manger chaud quand même !!!)
 
Suite de nos aventures à Manille, ben quand on déménagera là-bas.

03 janvier 2007

Voyage à Manille - Cinquième partie

Cette B. habite donc dans un village chic. J'ai bien essayé de demander à Chaton si on pourrait acheter une maison là-bas, mais il semble que les prix soient trop élevés pour son maigre budget (pourquoi j'en ai choisi un pauvre ????)
D'après lui, la moins chère des maisons coûterait 15 000 000 de pesos, soit 230 000 euros, ou 300 000 USD. Pas donné quand même, sachant que le salaire moyen pour un chirurgien (d'après Chaton) est entre 1000 et 2000 USD (Linda, la bonne à tout faire de la famille, est payée quelque chose comme 50 euros, ou 60 USD).
La (demi-)soeur de Chaton a des activités multiples. Elle crée des bijoux et articles de décoration artisanaux, qu'elle vend aussi à Bahrain (et non Dubai comme je l'avais mis dans un précédent message), là où elle habitait avant et où elle a gardé des contacts (ses bijoux sont d'ailleurs portés par la famille royale de Bahrain, si si). Elle possède une plantation de teck. Elle est en train de faire construire un petit hôtel. Et elle s'occupe aussi à ses heures perdues de son agence immobilière. Elle connait donc assez bien le marché, et nous a fait visiter quelques villages dans lesquels les maisons ont un prix plus abordable. Les maisons là-bas sont moins grandes qu'à Ayala Alabang Village, et semblent moins luxueuses, mais le plus important c'est qu'on puisse avoir un toit. Et a priori on devrait pouvoir investir dans une petite maison dans un village avec club-house, piscine et courts de tennis. Cool, non ?
 
A part du tourisme immobiliser, on est allé à Tagaytay, une ville située à une soixantaine de kilomètres au sud de Manille, en bordure du lac Taal, avec un superbe volcan au milieu (on a vérifié avant, les chances d'une éruption étaient modérées).
 
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C'est une destination assez prisée des Manillais pour la journée ou le week-end, car Tagaytay est située à 600 mètres au-dessus de la mer, et bénéficie donc d'un climat un peu plus doux et un air plus sain que Manille (la température moyenne est de 23° contre 28° pour Manille). Il y a plein de petits restaurants, de petits hôtels (et bientôt celui de la demi-soeur de Chaton donc), et on peut apparemment faire des promenades en bateau sur le lac, et aller voir le volcan de plus près (à faire une autre fois quand nous habiterons à Manille pour de bon).
Il y a aussi un petit zoo là-bas, et honnêtement, je ne le conseille pas aux amis des animaux. Des toutes petites cages, mal entretenues. Quelques animaux faméliques. Je crois que ce qui m'a le plus marqué, c'est le lion blessé, avec la chair qui pendouillait de sa plaie.
 
La seule autre chose qu'on ait faite à part ça, c'est la visite des centres commerciaux, et ils ne manquent pas à Manille !!! On est allé notamment au "Mall of Asia", le plus grand centre commercial du pays, et le troisième plus grand au monde. On peut largement y passer la journée. Il y a des magasins Zara, Marks & Spencer, Tag Heur, Calvin Klein et autres marques célèbres. Ces visites nous ont permis de voir un peu ce qui se fait et se vend aux Philippines, et ce dont on va devoir apprendre à se passer.
En fait le shopping, c'est la grande sortie du dimanche. Dans un sens, je les comprends, c'est gratuit et il y a l'air conditionné. Mais franchement toute cette foule, je ne trouve pas ça très reposant. On est allé un dimanche au centre commercial d'Alabang, moderne et mignon. Mais on a eu la fâcheuse idée de se garer à côté de l'église. Et quand on est sorti le soir, c'était l'heure de la messe. Ce qui veut dire des centaines de personnes qui se réunissent. Et ça déborde de l'église. Le curé a une bonne sono, on l'entend sans problème de l'extérieur. Et les gens sont bien équipés, ils emportent des petites chaises pliantes pour mieux être installés à l'extérieur. Mais ça déborde tellement qu'il nous a fallu plusieurs minutes pour arriver à récupérer notre voiture et repartir.
Petite note pour le futur : ne pas se garer près d'une église à l'heure de la messe.