20 décembre 2006

Voyage à Manille - Première partie

Allez, je vais prendre la demi-heure nécessaire pour immortaliser le premier voyage d'Antoine dans son pays d'origine.
 
Les circonstances n'étaient vraiment pas optimum, même si on savait son grand-père très malade, on espérait qu'il "tiendrait" quelques semaines de plus, et on venait juste de payer les billets d'avion pour un départ le 19 décembre (la peau des fesses, parce que c'est haute saison).
Malheureusement, Lolo nous a quitté le 15 novembre, donc changement de programme.
Il faut ré-organiser les billets d'avion, et bien évidemment ajouter encore quelques centaines de dollars (ou d'euros) pour pouvoir partir rapidement.
On nous donne le choix entre 2 dates, départ le vendredi soir pour une arrivée le samedi, ou  le samedi soir pour une arrivée le dimanche. Chaton choisit la deuxième option, parce que le transit à Kuala Lumpur ne dure que 2 heures contre 8 heures  pour le départ le vendredi. Je ronchonne un peu, l'enterrement est prévu pour le dimanche matin, et ça ne me plait pas d'arriver après alors qu'on vient pour ça. Chaton y se range finalement à mes arguments, et on croise les doigts en espérant que l'aéroport de Kuala Lumpur ne soit pas minuscule et ennuyeux.
Il ne l'est pas du tout, et c'est tant mieux parce que ... on y est resté au final 10 heures, le second avion ayant du retard. On a donc eu tout le temps de le parcourir en long, en large et en travers, de jouer dans l'aire réservée aux enfants, d'admirer les travaux destinés à accueillir l'A380, pour Antoine de découvrir les joies du tapis roulant (et pour son père celles du tapis roulant qui ne se met en marche que quand quelqu'un monte dessus, j'amuse mes petits hommes avec un rien, comme vous pouvez le voir).
 
Au final, ce voyage Sydney - Kuala Lumpur - Manille nous a non seulement coûté autant que d'aller de Sydney à Paris, mais le temps de voyage est également le même. Chaton ne pourra plus se plaindre que mes parents habitent à l'autre bout du monde.
 
Arrivée à Manille dans la soirée, réception à l'aéroport par Tito Albert et sa copine Elaï, il fait une châleur terrible, la route pour parcourir les quelques kilomètres pour aller à la maison familiale est bien embouteillée, mais bon rien d'étonnant, c'est Manille ...
On fait une petite pause à la maison, histoire de poser les valises et dire bonjour à Lola ("Mamie" en tagalog), et on repart pour le funérarium, il y a veillée funèbre depuis le jeudi. On hésitait un peu avec Chaton, lui voulait y aller bien sûr, moi aussi, mais je me voyais mal emmener Antoine là-bas (pas trop sa place) ou le laisser dès notre arrivée aux mains d'"inconnus". Mais Tito Albert a tranché, on y va tous, Antoine a lui aussi le droit de voir son grand-père.
On l'a donc vu (cercueil ouvert bien évidemment), et c'était une grande première pour lui comme pour moi. Antoine n'a pas semblé perturbé du tout, il s'est bien amusé avec les fleurs, a fait connaissance avec les amis de la famille et quelques lointoins cousins et s'est éclaté avec Linda, la "bonne à tout faire" de la famille.
Et puis retour à la maison vers 10h du soir, Antoine reste un bébé malgré tout et a besoin d'un bon dodo.
 
Les choses se gâtent un peu, j'avais demandé à Chaton y qu'il essaye d'organiser 3 petites choses : un siège-auto pour la voiture, une chaise haute pour les repas, et un lit-bébé.
Les deux premières n'ont même jamais été mentionnées, ici les enfants voyagent sur les genoux des adultes (en un sens ça m'arrange, parce qu'entendre Antoine pleurer pendant des heures dans son siège-auto, j'avoue que ça me fend un peu le coeur), ils prennent leur repas sur les genoux des adultes (j'apprécie nettement moinsn c'est pas très facile de viser la bouche quand on ne la voit pas, mais il n'y a pas mort d'homme). Quant à la troisième, Tito Albert s'est effectivement procuré un lit de voyage ... mais ce dernier est cassé et impossible à déplier. Ce sera donc co-dodo pendant tout le séjour, Antoine entre Papa et Maman.
Sauf que le lit n'est qu'un lit double, donc pas très très large. Et qu'Antoine a l'habitude de prendre ses aises et de remuer toute la nuit. Et que ce n'est pas la proximité de Papa ou Maman qui vont l'en empêcher. On va donc passer deux longues semaines à se prendre des claques et des coups de pied à longueur de nuit (le pire, ce sont les coups de pied dans le visage, Antoine ayant le chic pour se mettre en transversale tout en haut du lit), à se faire réveiller toutes les 3 heures en gros parce qu'Antoine n'a pas la place nécessaire pour se retourner (et pour éviter de réveiller toute la maisonnée, monsieur avait droit à une petite ration de lait maternel, mauvaise habitude !!!), ou bien parce qu'il est tout simplement tombé du lit (oui oui, même en étant entre nous, tout simplement parce qu'à force de se retourner il s'est retrouvé avec sa tête à nos pieds et qu'il a continué ses mouvements de glissement alors qu'il n'y a pas de "pied de lit" pour l'arrêter - fort heureusement ce n'est arrivé qu'une fois, et le lit n'est pas bien haut), tout en ayant toujours droit au réveil à 5h30 ou 6h00 du matin, qui semble encore plus matinal quand on est dans une maison étrangère avec rien à faire de la journée.
 
D'un autre côté, comme d'une part les coqs se mettent à chanter très tôt (certains dès 3h00 du matin) et que tous les voisins ont au moins 2 coqs, et que d'autre part l'accès a l'eau public ne fonctionne en gros que de 3h30 à 4h30 du matin (le reste de la journée, le robinet reste sec - fort heureusement toutes les maisons sont équippées de grands réservoirs d'eau pour pouvoir bénéficier de l'eau courante toute la journée) et qu'il faut donc remplir toutes les gamelles d'eau à ces heures-là, ce qui suppose pas mal de bruit, un peu plus d'animation ou pas, ça ne change pas grand chose.
Vous l'aurez compris, les nuits dans la maison des Chats ne sont pas très reposantes.

08 octobre 2006

RSVP

Il est 20h30 et des poussières, et je n'ai qu'une envie : aller dormir.
Normal, le petit monstre se réveille tous les matins entre 5h15 et 5h45, ben oui, le soleil se lève, les oiseaux commencent à chanter et lui aussi.
Tout ça ne facilite pas le fonctionnement de mon petit cerveau (et donc la possibilité de faire des phrases complètes ou encore plus dur, d'écrire des posts), qui est embrumé depuis une quinzaine de jours par un "incident" obsédant.

Deux emails à un jour d'intervalle de soeur 1 et soeur 2 m'ont appris que soeur 3 célébrait son mariage le week-end prochain. C'est apparemment un repas simple (espion-soeur 6 m'en a appris plus au téléphone avant-hier), ils se sont en fait mariés l'an passé, entre 2 témoins, il y avait apparemment urgence pour des raisons administratives, où toute la famille est cependant conviée depuis la fin août. Toute ? Enfin presque, puisqu'à moins d'une semaine de l'évènement, je ne suis ni invitée ni officiellement informée.

Autant j'avais parfaitement accepté et compris les raisons de leur mariage précipité (ce qui n'avait pas été le cas par certaines autres soeurs, d'ailleurs), autant là, j'avoue mon incompréhension et ma déception. Parce que même si on n'est pas forcément très liées l'une à l'autre, et même s'il est peu probable que j'aurais pris l'avion avec Chatounot sous le bras pour y assister, je ne vois aucune raison pour être "snobée" de la sorte.

La conversation avec soeur 6 m'a été fatale, impossible de fermer l'oeil. Je décide donc d'appeler Mère pour avoir son avis. Un peu étonnée de mon appel d'ailleurs, non seulement il était bien tard, mais j'avais déjà accompli mon devoir de bonne fille en l'appelant plus tôt dans la journée. Il semblerait donc que soeur 3 m'ait envoyé l'invitation, mais un peu tard, parce qu'il faut aller à la poste pour envoyer le courrier à l'étranger (soit dit en passant, toutes mes soeurs sont équipées d'un ordinateur et d'internet, j'y ai veillé, et ont donc la possibilité de m'envoyer des emails). Et puis comme de toute façon je ne viendrai pas ...

Et voilà, ce que je craignais est arrivé : non seulement elle prend sa défense et juge tout ça tout à fait normal, mais elle arrive à retourner la situation en accusant soeur 6 de détourner la vérité ("non, ça ne fait pas plusieurs mois qu'ils sont au courant, ça s'est décidé il y a très peu de temps bla bla bla").

Pourquoi, pourquoi faut-il toujours qu'elle fasse ainsi ? Et pourvu, pourvu que je ne devienne pas comme elle !!! (sur ce point-là tout au moins, elle a quand même des qualités)

 

Bilan : A J-6, toujours pas de nouvelles de ma soeur, et un point négatif de plus pour Chère Maman !!!

29 septembre 2006

Quelques Chatonneries

Et oui, Petit Chaton, quand il veut, peut avoir de l'humour. Quelques exemples, quand mon neveu est venu nous rendre visite au mois d'août :

Neveu : Do you know Kaka ? (joueur de foot apparemment célèbre)
Chaton : Yes, caca de nez, caca de oeil, caca de fesses

 

Moi : Do you know Tupac ? (malencontreusement prononcé Tchupac, mea culpa)
Chaton : No, but I know Tchoupi (les mamans apprécieront ...)

 

Mon neveu n'est d'ailleurs pas en reste question humour (sans le vouloir). Chaton a gardé de son adolescence des traces d'acné aux tempes, quelques "cratères" du côté gauche.
On parlait de je ne sais quoi, et je lui dis que Chaton s'est fait opérer de sa myopie, c'est pourquoi il n'a pas besoin de porter de lunettes ou de lentilles, même s'il en portait avant.
Et Neveu de répondre : Ah, c'est pour ça qu'il a des cicatrices sur la tempe !!! 

Je n'ai pas voulu le vexer et lui ai calmement expliqué que non, ce n'est pas la bonne raison, mais j'ai imaginé pendant assez longtemps l'opération des yeux via les tempes.

 

Et puis une petite dernière parce que j'ai trouvé ça mignon : nous avons eu la visite dernièrement de mon ancien patron, son amie, sa fille de 11 ans et son fils de 4 ans. Il connait Antoine depuis notre visite à Hong Kong en mai dernier, et l'appelle Boune, comme Petit Chaton et moi le faisons très souvent.
Et la petite fille de me demander après avoir joué avec le Chatounot pendant plusieurs heures : "Ah bon, il s'appelle Antoine ? Je croyais qu'il s'appelait Boune !!!
Quant à son frère, il a semblé très interessé par l'allaitement, et voulait à tout prix presser sur mes seins (voire les téter) pour voir comment le lait en sortait. Je l'aurais bien laissé faire, mais son père n'était pas trop d'accord. Dommage pour la promotion de l'allaitement...

28 septembre 2006

Chatounot

medium_100_1098.JPG

27 septembre 2006

La suite

- "Tu comptes vraiment ne plus travailler ?". Ben ouais, si on la chance que tout aille comme on le souhaite, et que financièrement Chaton puisse nous assurer une vie correcte, je ne compte pas retravailler. Ca va, j'ai eu ma dose de boulot, de joies et de stress, je pense que je peux passer à autre chose.

Et puis le boulot, il n'y a pas que ça dans la vie, la famille c'est à mon sens plus important. Si certains ne se sentent épanouis que par leur travail, tant pis pour eux.
Ca ne veut pas dire pour autant que je suis cloîtrée à la maison, on a un maximum d'activités avec Antoine. Et dès qu'il sera en âge d'aller à l'école, je pourrai en profiter pour faire des choses qui me tiennent plus à coeur (bénévolat, sport etc ...)

Il y a un temps pour tout, et pour l'instant, Chaton et moi pensons que c'est le temps de Chatounot. 

 

-"Tu n'as pas de voiture ? C'est vraiment trop bête, tu ne profites pas de ton séjour ici".
Et oui, on a fait le choix de ne pas avoir de voiture (enfin Antoine a fait le choix de la poussette, lui). Ca coûte cher, et au final on en aurait peu l'utilité. Parce que Chaton travaille à 10 minutes à tout casser à pied de la maison. Parce que la plupart des activités que nous faisons avec Antoine se situent au maximum à 20 minutes à pied. Et qu'il y a le bus à quelques rues d'ici, qui nous emmène où nous le souhaitons ou presque.
Oui, évidemment, je me dis parfois qu'une voiture serait bien pratique, quand il faut replier la poussette tout en tenant le bébé afin de monter dans le bus. Ou lorsque le caddy est plein et qu'il faut tout se trimballer sur le dos et à bout de bras.
Et oui, certainement qu'on pourrait visiter davantage les environs avec une voiture.  Mais considérant que le permis du Chaton n'est plus valide (il doit le faire renouveler, le permis n'est pas à vie aux Philippines, il faut repayer régulièrement), que j'ai eu le bras immobilisé pendant plusieurs longs mois, et que faire  beaucoup de route avec un tout petit bébé ce n'est pas forcément agréable ni pour lui, ni pour les oreilles du conducteur, et qu'au départ on devait rester un an, la voiture on s'en serait vraiment servi pendant 2 mois à tout casser.

Et puis, raison supplémentaire : nous, on pense à l'environnement !!!

Et si on préfère se priver de visiter l'Australie, pour pouvoir économiser un maximum, et avoir un niveau de vie bien meilleur pour le reste de nos vies, ben je pense que ça vaut le coup de "sacrifier" pendant deux ans.

 

Allez, promis, la prochaine note sera plus drôle ...