26 février 2007

Le voyage à Hong Kong

C'était notre deuxième voyage "en amoureux", à Chatounot et à moi, et quelque part, on a déjà nos petites habitudes.

Alors que pour notre précédent séjour à Hong Kong, on avait voyagé de nuit à l'aller comme au retour, on a essayé cette fois-ci le voyage de jour (9 heures quand même) à l'aller, et de nuit au retour.
Et curieusement, j'ai préféré le jour. Okay, il dort peu dans l'avion, et ça suppose donc de s'armer de moults jouets, en-cas, chansons etc... et surtout de patience. On en a parcouru des kilomètres d'un bout à l'autre de l'avion !!!
C'est crevant, mais arrivé à destination, c'est déjà le soir (ou plutôt la nuit en l'occurence), direct au dodo, et hop on commence le lendemain du bon pied.

Alors qu'un voyage de nuit, ça se passe bien si le Chatounot dort pendant tout le trajet (quasi impossible même s'il est quasi parfait sur ce plan-là - merci l'allaitement) et que je peux dormir en même temps. On commence la journée en pleine forme à la descente de l'avion. Mais comme les compagnies aériennes ont la fâcheuse habitude de coller tous les bambins au même endroit, on n'est jamais à l'abri d'un petit mal luné qui crie à gorge déployée pendant des heures. Et c'est ce qui nous est arrivé sur le vol Hong Kong / Sydney.
Ca n'a absolument pas dérangé Antoine, qui dormait du sommeil du juste. Mais ça m'a carrément empêché de m'endormir. Et bien évidemment quand après quelques heures la petite fille s'est finalement endormie, c'est le Chatounot qui a décidé que la nuit était terminée.

Bilan : pas plus de 2 heures de sommeil (en plusieurs étapes), et une très très longue journée à l'arrivée à Sydney.

Conclusion : le prochain voyage, ça sera vol de jour à l'aller comme au retour.

 

On a testé cette fois-ci Virgin Atlantic. Joli design à l'intérieur de l'avion, repas presque bons (dommage que je n'aime pas les champignons - ils se débrouillent toujours pour en coller dans leurs repas), personnel au sol très sympathique. Petit hic : le service dans l'avion. Je sais bien qu'ils sont très occupés, que chaque minute est comptée, et que les passagers sont souvent relous. Mais j'aurai apprécié à l'aller qu'on m'apporte les couverts en même temps que le repas pour Antoine (faire patienter un bébé affamé avec son repas sous le nez pendant 5 minutes, c'est costaud), et ne pas être traitée comme une emmerdeuse pour l'hôtesse au retour.
Ben oui, la pauvre, j'ai eu le malheur de lui demander de patienter 2 minutes avant qu'elle ne pose  le plateau-repas devant moi (elle n'a pas attendu et l'a jeté là sans tenir compte de mes supplications) : j'avais Antoine endormi sur les genoux, et je voulais le déposer sur le siège libre à côté, histoire de manger au moins un repas tranquillement.

 Petite demande spéciale au cas où un membre du personnel d'une compagnie aérienne me lit : quand un parent voyage seul avec un bébé, on évite d'apporter en même temps le repas de l'adulte et de l'enfant, car c'est quasi impossible de gérer les 2 plateaux plus le bébé sur les genoux. Tout au moins quand le bébé s'appelle Antoine Chatounot. Et on évite de chauffer à fond le plat du petit, parce qu'un gamin brûlé au xème degré dans un avion, c'est pas l'idéal non plus.

 

Voilà, suite du voyage à la prochaine sieste d'Antoine

18 août 2005

Quelques chiffres pour vous aider à choisir dans quel quartier de Hong Kong habiter

Ratio male / femelle à Hong Kong : 1 homme pour 1.25 femmes (âge entre 25 et 34 ans)
Ratio à Wanchai : 1 homme pour 1.78 femmes
Ratio à Kwai Tsing : 1 homme pour 1.09 femmes

(Kwai Tsing, c'est le district à l'ouest de Tsim Sha Tsui, avant Tsuen Mun, pour ceux qui connaissent)

A bon entendeur ...

22 juillet 2005

Quelques conseils pratiques pour affronter la pluie sous les tropiques

Choix des vêtements :
- Un pantalon très court, une jupe, ou encore mieux un short. Ou un pantalon qu'on peut raccourcir aux genous avec des revers. De préférence dans un tissu qui sèche très vite. Parce que quoi qu'il arrive, vous allez marcher dans des flaques de 5 à 10 cm de profondeur.
- Un petit haut à manche courte. Très important les manches, le bout des baleines de parapluie laissent des traces de griffure très nettes et douloureuses sur les épaules.
- Des chaussures étanches. Mettre les petits escarpins dans un petit sac plastique, se rendre au bureau en tong (les bottes en plastique sont très efficaces aussi, mais
mettent plus de temps à sécher et risquent d'être encore humides le soir), et changer de tenue dans l'ascenseur.

Choix du parapluie :
- Si vous optez pour un parcours avec larges trottoirs et peu de passants, choisir un parapluie bien large (celui du Hyatt Regency laissé par mon patron est parfait). Ca permet de garder les deux épaules au sec.
- Si votre chemin est plus encombré, s'armer d'un parapluie plus compact, et l'agripper des deux mains (prévoir un sac à dos pour mettre le sac plastique avec les chaussures). Je dis bien "s'armer". Parce que la lutte entre parapluies risque d'être difficile, et quelques yeux vont sans doute être perdus en cette journée pluvieuse.

Détail important :
N'oubliez pas d'OUVRIR le parapluie quand vous êtes à l'extérieur. Je sais, je l'ai déjà raconté, mais je n'oublierai jamais l'embarras du type qui se promenait tout guilleret sous une pluie battante quand il s'est aperçu que le parapluie qu'il tenait fièrement était fermé.

Vous pouvez sur la route du bureau découvrir quelques nouvelles merveilles de la nature. Un lac là où il n'y avait la veille qu'un triste trottoir. Une rivière à la place du morne caniveau. J'ai eu droit ce matin à une très jolie cascade à l'extérieur du Kowloon Park. Dommage que je n'avais pas l'appareil-photo.

Bref, pourvu que la pluie dure tout le week-end, ça me fera une bonne excuse pour aller avec Petit Chaton visiter (une fois de plus) le Art Museum, et peut-être même le Science Museum.

18 juillet 2005

A tous les enfants-soldats

Je suis pas du genre très émotive, mais là, pas pu m'empêcher. On va dire que c'est les hormones de grossesse, mais en fait, je ne le pense pas.

Comme il fait très chaud à Hong Kong (34 - 35°, quasiment pareil de jour comme de nuit - 90% d'humidité), on cherche par tous les moyens à rester à l'air frais. Surtout moi, qui (une fois de plus à cause de la grossesse) enfle à en exploser à la châleur.

Pas trop envie d'aller me faire cramer au soleil, j'ai un peu peur du masque de grossesse, et puis j'ai déjà suffisamment de mal à trouver une position pour dormir, si en plus je ne peux plus rester sur le dos ou sur le côté pour cause de coup de soleil, je vais craquer. J'ai fait une croix sur les après-midi à la piscine cette année, d'où mon teint palot digne d'une asiatique qui se surveille (le marché des cosmétiques blanchissants est très florissant à Hong Kong, comme dans le reste de l'Asie).

Pas trop envie de faire du shopping, les vêtements de grossesse coûtent trop chers ici (c'est bien meilleur marché et avec des modèles plus sympas à Manille, je recommande un petit voyage shopping là-bas en début de grossesse), je n'ai pas trop envie d'investir dans du 46 ou du 48, et puis on n'a pas trop d'argent non plus (je suis chargée de famille maintenant, Petit Chaton ne travaille plus depuis le 1er juillet et est homme à la maison jusqu'à l'obtention du visa pour l'Australie).

Pas trop envie de rester à la maison, on a vite fait le tour, même pas possible de regarder un DVD : le lecteur est parti à Manille samedi après-midi, deux cartons bien remplis avec livres, CD, DVD etc ...

Le week-end dernier, ça a été musée, cette semaine, on a décidé de faire différent.
Alors samedi matin, ça a été cabinet médical, pour une longue visite obligatoire pour la demande de visa. Prise de sang, visite médicale, vérification de la vue, de l'ouie, et radio des poumons pour Petit Chaton (j'ai été exempté sur ce coup-là, merci Chatounot). Ils sont beaucoup moins regardants pour le visa pour Hong Kong.

Et dimanche après-midi, ça a été cinéma. Voces inocentes (Innocent Voices). Un film de Luis Mandoki sur la guerre civile au Salvador dans les années 80. Basé sur une histoire vraie, le film raconte la guérilla vue au travers des yeux d'un enfant de 11 ans, sa dernière année d'enfance (l'armée recrutait les enfants à partir de 12 ans).
Même si la vision est très partiale (les gentils sont les rebelles, les méchants sont les soldats de l'armée, soutenue par les très méchants Américains, alors que les massacres commis par les rebelles sont sans doute aussi nombreux et atroces que ceux commis par l'armée régulière), le film est très touchant, les acteurs sont excellents, l'histoire est bien racontée, et j'étais vraiment prise aux tripes par l'histoire de ce petit garçon (pendant que lui vivait les atrocités de la guerre, je menais ma petite vie tranquille dans mon village briard - ça a eu le même effet sur moi que la visite au Cambodge, dans les camps de la mort de Phnom Penh).
Résultat, à la sortie du film, au moment où Petit Chaton me demande si j'ai aimé, impossible de lui répondre, les larmes aux yeux, la gorge serrée.
On se rend rarement compte de la chance qu'on a.
Je suis finalement bien contente que Chatounot ait aussi la nationalité française. Si le pire devait arriver aux Philippines, au moins il a une chance de pouvoir partir. Me reste plus qu'à marrier le Petit Chaton et lui obtenir la nationalité française aussi.

Sinon, petit flashback sur la soirée du 14 juillet. Et une petite mise au point : la soirée n'est pas (ou au moins pas entièrement) offerte par le consulat, mais par tout un tas de sponsors dont je ne me souviens plus le nom (à part Délifrance et Citroën, qui vient d'ouvrir à Hong Kong). Ce ne sont donc pas les malheureux contribuables français qui payent pour nous (et je ferai remarquer que oui, moi aussi je paye des impôts en France, sur mes revenus français, tous les expatriés ne sont pas "à la charge" des pauvres petits Français).
Apparemment le champagne fut bon et abondant, tout comme le vin (si j'en crois les gueules de bois du vendredi matin). Le jus d'orange était très bon et en abondance aussi, merci.
La queue au buffet était comme d'habitude décourageante. Faut vraiment avoir faim et apprécier les petits fours, cochonailles et fromages pour supporter ça. Très bon aussi.
Et puis c'était plein de Français évidemment, Petit Chaton m'a avoué ne jamais avoir vu autant de Français de sa vie. Il était aussi étonné du nombre de couples mixtes et d'enfants mixtes évidemment. Je sentais dans son regard sur chacun d'eux qu'il se posait LA question à laquelle on n'aura pas de réponse avant quelques mois : "est-ce que Chatounot va être comme ça ?"
Le 14 juillet, c'est l'occasion de revoir les potes qu'on a perdus de vue (surtout quand on arrête de sortir pour cause de grossesse ...), et aussi de rencontrer de nouvelles têtes : les blogueurs français de Hong Kong. Très sympas.
On est parti assez tôt, rester debout pendant des heures, ça fatigue. Surtout quand on a une Alexia accrochée au ventre la moitié du temps, en train de faire des bisous et des calins au Chatounot. Mais pourquoi suis-je la seule à ne pas pouvoir le caliner ?

Je croise les doigts pour que mon prochain 14 juillet se passe à Sydney, l'attente pour ce visa commence à être longue, et j'aimerais bien savoir enfin dans quelle ville je vais accoucher !!!

11 juillet 2005

Un chaton dans un bocal

Chaton doit sans doute trouver que je m'empâte et que je ne fais pas assez d'exercices (pas faux, mais il a qu'à s'en prendre à mes patrons !!!), et a donc décidé de me faire bouger en ce dimanche après-midi.
Temps superbe, donc hors de question de rester à l'extérieur (la piscine n'est pas vraiment une option, car Petit Chaton ne sait pas nager). Solution : visite de musée.
Depuis le temps qu'on en parlait, et après avoir écumé les musées de l'histoire, de l'art et de l'espace, on s'est enfin décidé à aller jusque Sha Tin pour le Hong Kong Heritage Museum. Et franchement, ça en valait la peine (petite peine d'ailleurs, puisque le musée n'est qu'à 5 stations de KCR - le RER local - de Tsim Sha Tsui).
Un peu déçu tout d'abord car la surface à visiter est beaucoup moins grande que la taille du bâtiment (immense) ne le laisse supposer. En fait il y a plusieurs expositions en préparation, donc sans doute environ un tiers du musée est fermé. Mais en fait le reste est si intéressant et si complet qu'on y a passé plus de 3 heures, à marche forcée et sans se reposer (sur les rotules, la Mylène en fin d'après-midi !!!). Un musée très agréable tant par son contenu que par sa présentation, avec beaucoup de petits "ateliers" interactifs.
J'ai moyennement apprécié la partie sur l'opéra cantonais, désolée, mais je n'y connais pas grand chose, et à part admirer les costumes, le reste m'intéressait peu.
Je suis aussi passée assez vite sur l'exposition sur 6 architectes hongkongais, leurs créations, leurs visions etc ... Oui j'aime bien l'architecture, mais tout ça était un peu trop fouillis pour moi.
J'ai plus aimé l'exposition du peintre xxxx (désolée, j'ai oublié le nom), et ses croquis de fleurs.
J'ai énormément apprécié la partie sur les sculptures (bois, pierre et brique) décorant les maisons traditionnelles chinoises, j'admire et j'envie les personnes capables de réussir ça. Ainsi que l'exposition permanente sur l'histoires des Nouveaux Territoires (Hong Kong étant composé de 4 parties : l'île de Hong Kong, Kowloon - la péninsule en face de l'île, les Nouveaux Territoires - plus au nord et à la frontière avec la Chine continentale - loués pour 99 ans à la Chine par les Anglais, ce qui a donné lieu à la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, et les autres îles - Lantau, Lamma, Cheung Chau ...). Cette partie m'a fait penser au musée de l'histoire, un peu le même principe de recréation de ce qu'était la vie dans les Nouveaux Territoires avant, mais avec d'autres détails et d'autres angles.
Et on s'est carrément éclaté dans la partie normalement destinée aux enfants (Childen's Discovery Gallery), avec plein de jeux intelligents et drôles, vivement que Chatounot soit assez grand pour qu'on ait une bonne excuse pour aller dans ce genre d'endroit !!!
Bref, que du bonheur !!! (et des jambes gonflées et fatiguées pour moi)

Je suis française ?

Les jours passent trop vite, et nous voilà déjà revenus à la traditionnelle fête du 14 juillet. Je dois tout d'abord l'avouer, je suis fan absolue des bals de pompier et autres festivités de village, j'y peux rien, c'est sans doute mon côté beauf qui ressort. Ou bien j'aime bien juste les mélanges de genre, danser et papoter avec les petits vieux, pouvoir valser et se déhancher sur du Gilbert Montagné. Ce qui explique aussi pourquoi les soirées organisées par l'association dont je fais (faisais) partie dans mon petit village briard me manquent tant : passer la soirée avec les copains de jeunesse de mon père et de ses frères et soeurs (voire même des vieux de la vieille qui se souviennent de mes grands-parents), ça n'a pas de prix. Bref, je m'égare.
A Hong Kong, c'est un peu différent. On peut difficilement qualifier la soirée du consul de bal beauf. Encore que, passé le côté coincé de la première heure, et le champagne et le vin qui coulent à flots aidant, les dernières heures sont en général plutôt hum ... no comment. On ne compte plus le nombre de couples d'un soir du 14 juillet. Ni le nombre de "sickleave" du lendemain dans la communauté française. Ni le nombre de sacs à main, passeports, et sans doute chaussures perdus dans la bataille. Bref, bonne ambiance.
C'est d'ailleurs un des rares moments où on ne regrette pas d'être encore un peu considéré comme Français. Pour le 14 juillet, et pour la visite de M. Chirac. C'est bonne bouffe et alcool à volonté, miam miam, dommage qu'à cause d'un asticot dans mon ventre, je ne vais pas pouvoir profiter à fond de la partie alcool (et croyez-moi, il n'y a rien de pire que d'être sobre et d'être entourée de gens complètement imbibé). Je risque donc de rater une bonne partie des réjouissances, et c'est bien dommage. Je compte sur Alexia, et les autres bloggeurs français de Hong Kong que nous devons rencontrer là-bas pour me faire un compte-rendu.
Si j'ai l'occasion je demanderai à M. Le consul de m'expliquer si oui ou non je suis encore française, et si oui, pourquoi je n'ai pas les mêmes droits que les Français de France, en l'occurence avoir une carte d'identité. Okay, c'est un peu de ma faute, on me l'a dérobée il y a 2 ans de ça, et je ne m'en occupe que cette année, c'est pas bien, mais ils n'y mettent pas beaucoup de bonne volonté.
Il y a quelques semaines (mois) de ça, visite au consulat pour faire le nécessaire. Bien évidemment je n'avais pas les documents nécessaires pour faire une demande (ne jamais se fier à ce qui est indiqué sur le site web des services publics français - mettre à jour les informations, c'est trop compliqué, et ça risquerait de rendre service aux gens). Et il fallait une autorisation de la sous-préfecture pour refaire ma carte. La charmante personne qui m'a renseignée m'a promis de me recontacter dès qu'elle aurait des nouvelles.
Au bout de plusieurs semaines d'attente, petit coup de téléphone pour m'enquérir de la situation. Ben pas de chance, c'est okay pour la sous-préfecture, mais entre temps le gouvernement a décidé de changer le système des cartes d'identité (elles sont sécurisées maintenant), de ne plus autoriser les consulats à émettre des cartes selon l'ancien système, en en même temps se tromper dans l'envoi du matériel nécessaire, ce qui fait que le consulat de France à Hong Kong n'a rien reçu, ne peut pas émettre de cartes d'identité, n'a aucune idée de la date à laquelle il va enfin recevoir le matériel, et aura besoin de toute façon de plusieurs semaines pour émettre une carte. Ce qui veut dire après mon départ de Hong Kong. Super. Je fais comment pour prouver au consulat à Sydney que je suis bien française (sachant que le passeport compte pour du beurre) ? Et pour obtenir la nationalité française pour Chatounot ?
Quand je pense qu'il faut quelques heures pour obtenir une carte d'identité hongkongaise, ça laisse songeur quant à l'efficacité du système public français ...
Allons enfants de la patrie ... !!!

07 juillet 2005

La maison de Chatounot à 6 mois